Emoi en Israël après la libération d’un soldat jordanien qui avait tué sept écolières

Libération.fr

Pour beaucoup d’Israéliens, la fête de Pourim (le «carnaval» juif) a un goût plutôt amer cette année. Car l’administration pénitentiaire jordanienne a libéré dimanche Ahmad Dakamseh, un soldat de l’armée hachémite qui avait, le 13 mars 1997, froidement abattu sept ados israéliennes en excursion scolaire sur l’île de la Paix, une zone longeant la frontière israélo-jordanienne. Moins de trois ans après la signature du traité de paix, en octobre 1994, la tuerie avait suscité de fortes tensions entre les deux pays. Conscient du risque de voir la situation se dégrader, le roi Hussein, père de l’actuel souverain Abdallah, avait alors calmé le jeu en effectuant une visite surprise en Israël. Afin de discuter avec le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, mais surtout de rencontrer les parents des victimes pour leur demander pardon. Vingt ans plus tard, la scène reste gravée dans la mémoire collective israélienne.

Durant le procès, les avocats de Dakamseh avaient réussi à convaincre la cour militaire que leur client souffrait d’instabilité mentale, sauvant ainsi sa tête. Verdict : la perpétuité. Mais une partie non négligeable de l’opinion jordanienne a toujours considéré le tueur comme un héros. Surtout les Frères musulmans et leur émanation parlementaire qui n’ont jamais interrompu leur campagne pour sa libération anticipée. Ils ont d’ailleurs été à deux doigts de l’obtenir en 2011, ce qui avait failli provoquer la rupture des relations diplomatiques entre la Jordanie et Israël.

Cette fois, l’Etat hébreu a réagi plus calmement à la libération du tueur. En tout cas, de manière moins ostensible que les partisans de l’ex-soldat qui, en Jordanie ainsi que dans des camps de réfugiés palestiniens, ont célébré l’événement en manifestant bruyamment leur joie. Il est vrai que la situation qui prévalait au Proche-Orient en 1997 n’a plus grand-chose à voir avec celle d’aujourd’hui. Et qu’Israël et la Jordanie ont besoin l’un de l’autre pour essayer de maintenir la stabilité. Certes, (...)

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