"Emmerder" les non-vaccinés, "pas mon vocabulaire": le tacle du Premier ministre belge contre Macron

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Le Premier ministre belge Alexander De Croo, le 24 juin 2021 à Bruxelles (Photo d'illustration) - JOHN THYS © 2019 AFP
Le Premier ministre belge Alexander De Croo, le 24 juin 2021 à Bruxelles (Photo d'illustration) - JOHN THYS © 2019 AFP

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a déclaré vouloir "embêter le virus et pas embêter les gens", exprimant son désaccord avec les propos controversés d'Emmanuel Macron sur les non-vaccinés, dans une interview au journal Le Soir publiée ce samedi.

"Clairement, ce n'est pas mon vocabulaire", a réagi le dirigeant belge, interrogé sur les déclarations du président français qui a dit avoir envie d'"emmerder" les non-vaccinés contre le Covid-19.

Alexander De Croo a mis en garde contre "une politique de division qui consisterait à aller embêter une partie de la population".

"Je pense pour ma part qu'il faut embêter le virus et pas embêter les gens", a-t-il poursuivi, tout en reconnaissant que, "pour embêter le virus, il faut un maximum de gens qui se font vacciner".

"Il vaut mieux convaincre des gens que les obliger"

"Je continue à penser qu'il vaut mieux convaincre des gens que les obliger", a ajouté le dirigeant libéral flamand à la tête de ce pays de 11,5 millions d'habitants.

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Le président français Emmanuel Macron a affirmé ce vendredi "assumer totalement" ses propos tenus dans un entretien au Parisien mardi, critiquant les non-vaccinés qui "font de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan".

Le passage au pass vaccinal, une option à "analyser"

Interrogé sur la possibilité pour la Belgique de transformer son pass sanitaire en pass vaccinal comme en France, le Premier ministre belge, à la tête d'une coalition de sept partis, a répondu que cette solution était à "analyser".

"Mais, quelle que soit la décision prise, il me paraît très important d'ajouter que le Covid Safe Ticket (pass sanitaire belge, NDLR) est et doit rester un outil d'exception, temporaire", a-t-il dit.

"Les prévisions restent toujours compliquées mais en tant qu'autorités publiques, on doit se préparer au fait que l'épidémie de coronavirus pourrait durer encore deux ou trois ans", a-t-il aussi estimé.

Article original publié sur BFMTV.com

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