«Emmanuelli aura réussi ça : réunir pour la dernière fois le PS d’Epinay»

Libération.fr

Samedi, à un mois du premier tour, toutes les nuances du parti étaient réunies dans les Landes pour les funérailles d’un des derniers vestiges du socialisme de transformation, dont Hamon est l’héritier.

Droit dans son imper bleu marine, Benoît Hamon s’attarde à deux pas du cortège funéraire, à l’arrêt devant la salle François-Mitterrand de Mont-de-Marsan, chef-lieu du fief landais d’Henri Emmanuelli, l’ex-président de l’Assemblée nationale mort mardi à 71 ans. Si le candidat à l’Elysée fumait, ce serait le moment de s’en griller une. Ce que fait tout le gratin de ministres, parlementaires et collaborateurs alentour pour tromper leur désarroi ou se réchauffer sous la bruine froide.

A droite du candidat, Antoine Emmanuelli, aussi longiligne que Hamon est râblé, reçoit les accolades émues des Landais. Au milieu de cette foule socialiste, l’héritier politique et le fils d’Henri Emmanuelli se tiennent côte à côte. L’hommage républicain se termine, les cuivres d’une banda landaise s’échappent encore par la porte du gymnase.

Avec les salves d’applaudissements à répétition, ces notes de fanfare réclamées par le défunt ont donné un étrange air de fête à ce deuil de la gauche. La première, celle de François Mitterrand, ce socialisme de transformation, et non d’accompagnement du libéralisme, dont Emmanuelli était l’un des derniers vestiges au PS. Mais aussi, en pleine présidentielle éclatée, celle de François Hollande.

Pour pouvoir prononcer cet ultime discours devant la famille socialiste réunie, le président non candidat a bousculé agenda diplomatique et protocole. Venu de Rome d’un coup de Falcon, il repartira aussitôt la cérémonie terminée pour Singapour, via Paris. Le gouvernement et les socialistes parisiens ont débarqué, eux, par un autre avion. Huit ministres, l’équipe de campagne de Benoît Hamon, la direction du PS, des élus pro-Macron… tous réunis dans un A310 de la République à trente jours du premier tour.

Devant le cercueil recouvert d’un drapeau tricolore, trône un (...)

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