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Emmanuel Razavi: «L’Iran des mollahs est un État islamique qui tient du régime nazi et de la famille Corleone»

Emmanuel Razavi est journaliste et grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur de plusieurs documentaires et ouvrages sur notamment les filières liées à l’islamisme, il vient de publier aux éditions du Cerf un nouvel opus intitulé : La face cachée des mollahs : le livre noir de la République islamique d’Iran. Né d’une enquête journalistique, longue et fouillée, l’ouvrage tente de lever le voile sur la dimension mafieuse et criminelle du régime de Téhéran. Il est question dans ces pages d’une économie parallèle à base de trafic d’armes, de drogue, de femmes et de blanchiment d’argent, impliquant les dirigeants iraniens et leurs sbires. Entretien avec l’auteur.

RFI : Comment est née l’idée de cette enquête et comment avez-vous travaillé ?

On pourrait diviser votre ouvrage en trois grandes parties : une première partie où vous revenez sur les origines de la révolution islamique, l’instauration du régime des mollahs dans la deuxième partie et enfin comment le régime est devenu la première organisation criminelle au monde et une véritable mafia. Alors que pour le grand public, c'était la modernisation à marche forcée engagée par le dernier chah qui aurait accéléré le processus révolutionnaire, pour vous, comme vous racontez dans la première partie historique de l’ouvrage, c’est la réforme agraire du chah qu’on appelle aussi la « révolution blanche » qui, en mécontentant le clergé, avait mis le feu aux poudres. Qu'est-ce que la Révolution blanche et comment elle a conduit au renversement du régime ?

Que disent les historiens iraniens de la Révolution blanche ?

(Propos recueillis par Tirthankar Chanda)


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