Emmanuel Macron veut tripler l'amende pour harcèlement de rue à 300 euros

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Emmanuel Macron lors du 8e sommet des pays méditerranéens MED7 à Athènes, le 17 septembre 2021 - ANGELOS TZORTZINIS © 2019 AFP
Emmanuel Macron lors du 8e sommet des pays méditerranéens MED7 à Athènes, le 17 septembre 2021 - ANGELOS TZORTZINIS © 2019 AFP

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Emmanuel Macron a déclaré ce lundi à Nice vouloir tripler à 300 euros l'amende pour harcèlement de rue, un acte qui sera qualifié de "délit", et entend doubler la présence policière dans les transports, dans le cadre d'une future loi sur la sécurité (Lopmi).

Dans cette nouvelle loi - qui ne pourrait être votée qu'après 2022 - le chef de l'Etat a expliqué vouloir "doubler la présence policière dédiée dans les transports en commun aux horaires où les agressions sont les plus constatées".

Emmanuel Macron a fait valoir que "parmi les victimes de vols avec ou sans violence et de violences sexuelles dans les transports en commun" les femmes représentaient "respectivement 56% et 95% des victimes pour 52% de la population".

Lutte contre les violences intrafamiliales

Il a par ailleurs annoncé le doublement en cinq ans du nombre d'enquêteurs dédiés aux violences intrafamiliales, portant leur nombre à 4000. Le président a en outre promis que la Lopmi augmenterait de 200 le nombre des intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries pour atteindre un total de 600.

Il a rappelé les engagements annoncés ces derniers mois pour lutter contre les violences intrafamiliales, comme la création d'un "fichier" afin de prendre en compte les signaux faibles de dangerosité, empêcher la récidive par des individus déjà connus".

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Le problème des armes à feu

En août dernier, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait souhaité, à propos des armes à feu (un tiers des femmes sont tuées par armes à feu), que le fichier des personnes mises en cause pour violences intrafamiliales soit connecté à ceux des possesseurs d'armes et d'interdits de port.

"Cela permettra, avait-il dit alors, de vérifier si un mis en cause pour de tels faits de violences "est détenteur d'une arme et donc de la lui retirer, sans même le témoignage de sa conjointe".

Article original publié sur BFMTV.com

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