Emmanuel Macron veut "reprendre la main" au Sahel

Cinq chefs d'État venus d'Afrique rendront hommage lundi après-midi, avec le chef des armées françaises, aux soldats du 5e régiment d'hélicoptères de combat qui ont trouvé la mort en combattant les terroristes au Sahel. Emmanuel Macron tenait à cette cérémonie conjointe depuis le crash de deux hélicoptères français, à la fin ­novembre, au cours d'une opération antiterroriste. Treize soldats français de la force Barkhane avaient perdu la vie lors de ce raid. Comme on l'annonce solennellement à l'Élysée, le sommet franco-sahélien de Pau va "tenter de reprendre la main dans une situation dont on constate tous la dégradation".

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Car le "décrochage" n'est pas seulement militaire, avec de "lourdes pertes" au sein des forces maliennes, burkinabées et nigériennes. Il y a aussi, admet l'entourage d'Emmanuel Macron, ­"­décrochage" des opinions publiques. En France, où l'on ne comprendrait plus que nos 4 500 soldats échouent dans leur entreprise d'éradication du ­terrorisme au Sahel. Et dans les pays du G5, où l'action de la France est de plus en plus questionnée, pour ne pas dire décriée et condamnée.

Des manifestations au Mali visant la France

À Bamako, vendredi, un millier de Maliens ont manifesté pour réclamer le départ des troupes étrangères sur la place de l'Indépendance, un lieu symbolique évidemment pour ce genre de cause. Un drapeau français a été brûlé tandis ...


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