Emmanuel Macron veut rassurer les Français dans ses vœux du Nouvel An

Emmanuel Macron sur le site archéologique de Jerash lors d'un déplacement en Jordanie, le 21 décembre 2022 - Eliot BLONDET © 2019 AFP
Emmanuel Macron sur le site archéologique de Jerash lors d'un déplacement en Jordanie, le 21 décembre 2022 - Eliot BLONDET © 2019 AFP

C'est un exercice traditionnel de fin d'année. Le président de la République prononcera ce soir à 20 heures ses voeux. Il s'agit des sixièmes voeux de fin d'année pour Emmanuel Macron, qu'il veut placer sous le signe de l'optimiste. Selon l'entourage du chef de l'État, ce dernier aurait à cœur de rassurer les Français avec un message "d'unité et de confiance".

La France s'en sort bien face aux crises

Dans des vœux assez classiques d'une dizaine de minutes, Emmanuel Macron devrait reconnaître que les temps sont durs, qu'il y a certes eu des crises en 2022 mais que les efforts ont payé.

Inflation plus basse que nos voisins européens, croissance maintenue, chômage en baisse... Le président devrait notamment remercier les Français pour les économies d'énergie réalisés et leur dire que la France ne s'en sort pas si mal, au vu de la situation internationale.

Le président devrait également parler de ce qui va changer en 2023, comme les retraites ou l'immigration, mais sans trop entrer dans les détails. Il aura également un mot pour l'hôpital public, lors de ces troisièmes vœux marqués par l'épidémie de Covid-19.

La réforme des retraites comme prochaine bataille

Le chef de l'État a passé quelques jours entre Noël et le Nouvel An au Fort de Brégançon, la résidence présidentielle sur la Côte d'Azur, pour, assure son entourage, "préparer la rentrée". Et il sait que cette rentrée s'annonce périlleuse, tant sur le plan social que politique.

Le 10 janvier, son gouvernement doit dévoiler le projet de réforme des retraites, axe phare de son programme lors de sa réélection au printemps. Confirmera-t-il le report de l'âge de départ à 65 ans, ou optera-t-il pour une solution de compromis, avec par exemple un recul à 64 ans couplé à une accélération de l'allongement de la durée de cotisation? Quelle que soit la formule choisie, elle devrait mécontenter les syndicats, décidés à se battre dans la rue contre toute mesure d'âge -- sans qu'il soit possible, à ce stade, de prédire si cette mobilisation va se conjuguer avec d'autres colères pour se muer en explosion sociale. Après des poussées de fièvre autour du carburant à l'automne, puis à la SNCF et chez les médecins généralistes pendant les fêtes, l'exécutif guette l'étincelle qui pourrait attiser un mouvement social d'ampleur.

Article original publié sur BFMTV.com