Emmanuel Macron veut un "contrôle indépendant" des forces de l'ordre

·2 min de lecture
Emmanuel Macron lors d'une visite à l'hôtel de police de Montpellier le 19 avril 2021 - Guillaume HORCAJUELO © 2019 AFP
Emmanuel Macron lors d'une visite à l'hôtel de police de Montpellier le 19 avril 2021 - Guillaume HORCAJUELO © 2019 AFP

Donner plus de moyens à la police pour lutter contre le terrorisme comme contre la délinquance du quotidien, restaurer le lien entre la police et la justice, mais surtout celui entre la police et la population. Emmanuel Macron va clôturer mardi lors d'un déplacement à l'école de police de Roubaix, dans le Nord, le Beauvau de la Sécurité, une vaste concertation entre syndicats policiers, hiérarchie policière et associations.

Lors de ce déplacement, aux côtés de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, le président de la République doit annoncer à Roubaix un "contrôle indépendant" de "l'action des forces de l'ordre", pour répondre aux critiques récurrentes qui visent l'Inspection générale de la police nationale.

Les modalités de ce "contrôle indépendant" n'ont pas été précisées mais en avril dernier, le chef de l'État avait évoqué dans un entretien au Figaro la création d'une "délégation parlementaire chargée du contrôle (des) forces de l'ordre", à l'image de la délégation pour le renseignement.

"Plus de transparence"

Ce contrôle sera "externe" à l'Inspection générale de la police nationale, selon l'Élysée. S'agissant du fonctionnement de cette institution, l'entourage du président de la République a affirmé qu'il y aurait "plus de transparence" et une "plus grande effectivité de (ses) préconisations".

Lors de son discours mardi à Roubaix, Emmanuel Macron devrait annoncer une série d'annonces "substantielles", précise-t-on à la présidence. "L'État et la nation vont investir massivement mais en contrepartie, il y aura des changements radicaux dans la conduite de la mission sécurité", a-t-on fait valoir.

"Décisions rapides"

Le président insistera sur "les liens entre forces de sécurité et justice pour plus d'efficacité et de rapidité", ainsi que sur le "lien police/population, avec la volonté de voir" les mesures "rapidement". "Il y aura des décisions rapides avec une traduction budgétaire dès 2022", a-t-on promis, sans détails chiffrés.

"Aujourd'hui, les policiers, ils espèrent. Ils espèrent des moyens, des conditions de travail avec la protection lors de leurs interventions et des instructions claires (...) ce que les policiers veulent par dessus tout, c'est que leur travail ne soit pas vain", fait valoir Didier Martinez, délégué régional Occitanie à SGP Police.

Parmi les mesures annoncées devraient figurer des dispositions sur la vidéosurveillance, la formation des forces de l'ordre, l'encadrement et "l'attractivité" des fonctions d'agent de police judiciaire. Les mesures seront d'ordre "législatif et réglementaire" et pour le "court et le moyen terme". Ces annonces seront "reprises par le ministre de l'Intérieur", qui doit les traduire en textes de loi et les présenter au Parlement "le moment venu", selon l'Élysée.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles