Emmanuel Macron souhaite la suppression de l’ENA

Il y a déjà deux ans, le président avait prévenu : il souhaite supprimer l'L’école nationale d’administration (ENA), "pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux". Emmanuel Macron va annoncer, jeudi 8 avril, la suppression de ce symbole français de l'excellence. En lieu et place de cette école, le président souhaite en 2022 un "Institut du service public", toujours basé à Strasbourg (Bas-Rhin). Une réforme du classement de sortie, qui affecte les premiers dans les grands corps de l’Etat, comme l’Inspection des finances, est prévue, et l’affectation dans les régions devrait être encouragée. Créée par le Général De Gaulle en 1945, l’ENA avait pour mission de former l’élite de la France. Quatre présidents de la Ve République sont issus de l’ENA. "Déconnexion entre le pays réel et ses élites" Pourquoi la supprimer ? Selon l’Elysée, il y a une "déconnexion entre le pays réel et ses élites". Une fracture qui a notamment alimenté la colère des gilets jaunes. Selon les partisans de la réforme, il faut "faire en sorte qu’on change, à travers l’ENA, le modèle de bureaucratie à la française, et qu’on l’oriente vers quelque chose qui est beaucoup plus ancré sur le terrain, le pragmatisme, pour essayer que nos hauts-fonctionnaires puissent trouver des solutions concrètes aux problèmes des Françaises et des Français", explique Olivier Becht, député (Agir Ensemble) du Haut-Rhin et ancien élève de l’ENA.