Emmanuel Macron sera en déplacement à Marseille ce jeudi avec Pap Ndiaye

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Emmanuel Macron à Marseille, le 3 septembre 2021 - Ludovic Marin - Pool - AFP
Emmanuel Macron à Marseille, le 3 septembre 2021 - Ludovic Marin - Pool - AFP

Emmanuel Macron se rendra ce jeudi à Marseille au côté du nouveau ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye, cible d'un tir de barrage de l'extrême droite depuis sa nomination surprise dans le gouvernement d'Élisabeth Borne.

Ce déplacement aura lieu en début de journée, selon l'agenda du président diffusé ce lundi. La présidence n'a pas apporté dans l'immédiat d'autres précisions. Pap Ndiaye, 56 ans, de père sénégalais et de mère française, est un spécialiste de l'histoire sociale des États-Unis et des minorités.

À la tête du Palais de la Porte Dorée, qui comprend le Musée de l'histoire de l'immigration, avant d'entrer au gouvernement, il se définit comme "un pur produit de la méritocratie républicaine" et un "symbole de la diversité".

Dès sa nomination rue de Grenelle, le 20 mai, les dirigeants du Rassemblement national tout comme l'ex-candidat à la présidentielle Éric Zemmour ont multiplié les attaques à son encontre, le qualifiant de "militant racialiste et antiflics", qui va "se charger de déconstruire" la France.

La Première ministre Élisabeth Borne avait dû riposter en dénonçant le côté "parfaitement caricatural" de l'extrême droite et en décrivant Pap Ndiaye comme un "républicain très engagé, qui croit aux valeurs de la République".

Le nouveau ministre de l'Éducation a effectué son premier déplacement le 23 mai au collège de Conflans-Sainte-Honorine où enseignait Samuel Paty, professeur assassiné en octobre 2020, soulignant vouloir délivrer "un message très simple, qui est celui du refus de la barbarie et de la haine".

Le plan "Marseille en grand" critiqué par les syndicats

Lors d'une visite à Marseille en septembre 2021, Emmanuel Macron avait annoncé un plan "Marseille en grand": avec quelque 400 millions d'euros promis pour rénover les écoles marseillaises, le chef de l'État avait affiché sa volonté de faire d'une cinquantaine d'établissements "un laboratoire de liberté et de moyens" dès septembre 2022.

Ce projet suscite beaucoup d'interrogations, voire une opposition ferme sur le terrain syndical, notamment en raison du statut des directeurs d'école proposé qui constituerait un changement profond du modèle de l'Éducation nationale.

Emmanuel Macron avait notamment suggéré que les directeurs d'école puissent "choisir l'équipe pédagogique". Dans le primaire, le directeur d'école n'a actuellement aucune supériorité hiérarchique par rapport aux autres enseignants.

Les syndicats soulignent aussi le risque d'avoir une "école à deux vitesses" avec celles du laboratoire dotées de moyens importants (un budget de 2,5 millions d'euros pour les 59 écoles sélectionnées) et les autres.

Article original publié sur BFMTV.com

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