80 ans après la rafle du Vel d'Hiv, la gare de Pithiviers devient un lieu de mémoire et de témoignages

À l'occasion de la commémoration des 80 ans de la rafle du Vel' d'Hiv' , Emmanuel Macron est attendu cet après-midi à Pithiviers, dans le Loiret. Le président de la République inaugurera un nouveau musée mémorial situé dans l'ancienne garde ou par des convois de juifs français à destination des camps. En juillet 1942, à Paris, plus de 13.000 Juifs avaient été arrêtés puis parqués dans le Vélodrome d'Hiver et déportés vers des camps de concentrations.

"Les gens partaient pour ne plus revenir"

La mémoire collective de Pithiviers est encore bien imprégnée par l'Histoire. Sa gare, symbole de l'horreur de la déportation, marque cette page sombre de l'Histoire . Philippe Nolan, le maire de Pithiviers, la connaît bien, avec ces trains et ces wagons surchargés. "Il y a huit convois qui sont partis de Pithiviers. Ça représente à peu près 8.000 personnes, 6.000 ici et 2.000 à Beaune. Les gens partaient pour ne plus revenir. C'était l'acheminement assuré vers la solution finale."

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Un profond tabou

Un drame qui a profondément marqué Pithiviers et ses habitants. Aujourd'hui, les plus anciens se souviennent. Un souvenir fait de honte et de silence. Sur la place du Maroi dans le centre-ville, les langues ont parfois du mal à se délier. Une dame refuse de parler au micro d'Europe 1, mais glisse tout de même quelques mots.

Annie, elle aussi, se souvient d'une longue omerta. "On n'en a p...


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