Emmanuel Macron reconnaît ne pas savoir si la France sortira de la crise sanitaire en 2021

Jeanne Bulant
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Emmanuel Macron devant la presse le 16 décembre à l'Elysée. - Thomas COEX © 2019 AFP
Emmanuel Macron devant la presse le 16 décembre à l'Elysée. - Thomas COEX © 2019 AFP

Le chef de l'État a présenté, ce jeudi, les différentes étapes du déconfinement, de la réouverture des commerces et des terrasses en passant par les lieux culturels et les salles de sport. Un agenda qui s'étalera du 3 mai jusqu'à la fin du mois de juin prochain. Toutefois, ces réouvertures ne signeront pas la fin de la crise du Covid-19, a bien rappelé Emmanuel Macron dans son entretien à la presse régionale.

Ainsi, lorsque l'on demande au chef de l'État s'il imagine une fin de la crise sanitaire en 2021, il reconnaît l'ignorer. "Je ne sais pas", répond-t-il aux journalistes.

"S’il n’y a pas de nouveaux variants non maîtrisés, oui. Là où je suis plus optimiste, c’est que nos meilleurs scientifiques et industriels disent que nous serions en capacité, en 80 à 100 jours, de fournir un vaccin permettant d’y répondre".

Un vaccin nécessaire chaque année?

Mais le président fait aussi preuve de prudence. "Peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années et à nous refaire vacciner chaque année", avertit-il.

Ne plus avoir recours à des confinements pour juguler l'épidémie? "C'est mon souhait le plus fort, et cela ne date pas d'aujourd'hui", confie Emmanuel Macron. Avant de reconnaître:

"Mais est-ce que je peux vous dire, les yeux dans les yeux, qu’on ne sera plus jamais débordé par ce virus? C'est impossible".

"Il semble que les vaccins dont nous disposons sont efficaces face aux variants, mais vous voyez bien que nous en découvrons de nouvelles formes chaque semaine. Il faut donc rester vigilant".

Dans cet entretien, Emmanuel Macron répète aussi son intention d'accélérer la campagne de vaccination. "Notre combat, c'est de vacciner le plus vite possible pour augmenter notre immunité collective", déclare-t-il. Et d'ajouter: "Il faut le faire évidemment en Europe, mais également en aidant l'Afrique et les pays les plus pauvres. Ce n'est pas simplement de la solidarité, c'est aussi de l'efficacité."

Article original publié sur BFMTV.com