Emmanuel Macron répond à ceux qui l'accusent de passer en force

Emmanuel Macron lors de ses vœux aux militaires le 16 janvier.  (Photo: POOL New / Reuters)

POLITIQUE - La violence du climat politique et social l’inquiète. Dans l’avion présidentiel qui le ramenait d’Israël dans la soirée du jeudi 23 au vendredi 24 janvier, Emmanuel Macron a accordé un entretien à trois médias, Le Monde, Le Figaro et Radio J. L’occasion pour le chef de l’État de s’exprimer sur de nombreux sujets, du communautarisme à la mémoire de la guerre de l’Algérie en passant par la laïcité.

Mais alors que la mobilisation contre la réforme des retraites ne faiblit pas, et que des chants évoquant sa décapitation sont entonnés dans les rues de Paris, le président de la République a répondu à ceux qui l’accusent de passer en force et justifient les violences commises en marge des manifestations.

“Aujourd’hui s’est installée dans notre société, et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie. Qu’il y a une forme de dictature qui s’est installée”, déplore Emmanuel Macron, rappelant que “la dictature c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois (...) où l’on ne change pas les dirigeants, jamais”. 

“Cynisme” 

Et le locataire de l’Élysée d’insister: “si la France c’est ça, essayez la dictature et vous verrez! La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental: le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre”. Plus loin, et sans les nommer, Emmanuel Macron s’en prend aux responsables politiques qui s’accommodent de cette situation.

“Tous ceux qui aujourd’hui dans notre démocratie, se taisent sur ce sujet, sont les complices, aujourd’hui et pour demain, de l’affaiblissement de notre démocratie et de notre République”, affirme-t-il, fustigeant le “cynisme” à l’oeuvre chez ceux qui “quelquefois” encouragent la violence. 

Le chef de l’État observe par ailleurs que la France n’est pas le seul pays à affronter des périodes de troubles. “Toutes les démocraties occidentales vivent une crise, et c’est une crise qui s’exacerbe devant les grandes peurs contemporaines”, a-t-il estimé, citant parmi ces peurs le changement climatique et la transformation numérique. 

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