Emmanuel Macron, pourquoi ça flotte ?

Libération.fr
Emmanuel Macron devant ses supporteurs dimanche soir, au Parc des expositions de la Porte de Versailles.

Depuis son discours raté de dimanche soir, le leader d’En marche peine à rassembler un large front anti-Le Pen. Un retard à l’allumage qui alimente les critiques envers un candidat parfois soupçonné de manquer d’épaisseur.

Ils l’admettent, off the record, c’était «une faute de carre». Les proches d’Emmanuel Macron se sont réveillés avec la gueule de bois lundi matin. Le discours trop tardif et si peu solennel du candidat au Parc des expositions de Paris, ponctué par des «Brigitte ! Brigitte !» aussi incongrus que la présence de sa femme sur scène, puis sa soirée privée à la Rotonde, sa brasserie fétiche du quartier Montparnasse, ont semé le doute. Face à la présence du FN au second tour, Macron aurait manqué d’épaisseur, tout à sa «joie», certes «grave et lucide», mais loin de la solidité et de la sobriété attendues de la part du dernier rempart républicain. Sa traversée de Paris à tombeau ouvert et feux rouges brûlés, ses «V de la victoire», sa réponse à l’emporte-pièce à la sortie du restaurant («je n’ai pas de leçons à recevoir du petit milieu parisien»), tout cela sentait par trop l’amateurisme et le triomphe déplacé, prêtant le flanc aux parallèles bling-bling avec la soirée au Fouquet’s de Sarkozy en 2007. Quant à son allocution, elle n’avait rien de la fougue du «guerrier» autoproclamé.

«Populisme mondain»

Le discours était bien de sa main, sans recours à ses plumes habituelles - il a, de toute façon, l’habitude de les reprendre. La parade avec sa femme Brigitte n’était pas préméditée, mais le candidat n’aurait pas eu le cœur de lâcher la main de son épouse au moment fatidique. En revanche, il a imposé, contre l’avis de plusieurs proches, son rendez-vous à la Rotonde, excluant même de dîner dans un endroit à l’abri des regards. Macron a fait de l’indifférence au qu’en-dira-ton une marque de fabrique, voire une règle de vie, eu égard à son couple atypique. Au risque de l’autisme social, du caprice personnel qui conduit à la faute politique.

Un proche, qui a pris (...)

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