Emmanuel Macron n’avait qu’un mot à la bouche pendant sa conférence de presse sur les législatives

POLITIQUE - Deux heures de conférence de presse résumées en un mot. Emmanuel Macron a revendiqué ce 12 juin de permettre un « moment de clarification » en ayant pris la décision de dissoudre l’Assemblée nationale après le score historique du RN aux élections européennes. Un mot qu’il n’a eu de cesse de répéter tout au long de sa conférence de presse, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

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Le président de la République vise ainsi la gauche, la droite mais aussi les électeurs. Selon lui, les socialistes, les écologistes et les communistes renieraient leurs valeurs en faisant une alliance avec LFI. À droite, la clarification est déjà amorcée, puisque la majorité des élus LR se sont opposés à la décision d’Éric Ciotti de faire une alliance avec Marine Le Pen. Quant aux électeurs, il est temps d’après Emmanuel Macron qu’ils répondent à la question « qui pour gouverner » au lieu de « simplement dire non pour dire non ».

À la majorité de clarifier ses intentions

À l’inverse, le chef de l’État souhaite envoyer « un message clair » et estime qu’il y a « une vision claire de la majorité » qui se décline en cinq axes : les valeurs républicaines, l’ambition écologique et économique, la prévention des inégalités (notamment par l’interdiction des écrans), le « mieux vivre ensemble » et la puissance diplomatique de la France.

Seule nouveauté, Emmanuel Macron a dit vouloir organiser un « grand débat sur la laïcité », à l’instar de ce qu’avait fait Jacques Chirac en 2003 qui avait mené à la loi sur l’interdiction du port de signes religieux. Un manque de mesures précises que le président a justifié par le rôle de Gabriel Attal de mener la campagne.

Emmanuel Macron a également été très flou sur le second tour et l’après législatives. Assurant ne pas vouloir faire de « politique-fiction » ni avoir « l’esprit de défaite », il a soigneusement évité toutes les questions portant sur une potentielle accession de l’extrême droite à Matignon ainsi que celles sur des consignes de vote en cas de duel entre deux candidats ne faisant pas partie de la majorité. Une clarification du camp présidentiel sera nécessaire d’ici le 7 juillet.

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