Quand Emmanuel Macron se la joue comme Jacques Chirac

© (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / POOL / AFP)

Droit dans ses bottes ! Sûr de son bon droit, Emmanuel Macron  « assume à fond », a-t-il expliqué mardi. Orchestrée depuis le début de semaine, après la publication d’informations sur les relations entre le Président, alors ministre de l’Économie, et Uber , la contre-offensive de la Macronie a atteint, si l’on ose dire, son bouquet final. « Comme le disait un de mes prédécesseurs, cela m’en touche une sans faire bouger l’autre », a asséné le chef de l’État, comme piqué au vif, en déplacement dans l’Isère.

Cette saillie, destinée à mettre en scène l’indifférence présidentielle face à ce que l’exécutif a décidé de qualifier de « non affaire », n’est pas sans risque. Elle remet en mémoire les nombreuses sorties du chef de l’État qui avaient émaillé son premier quinquennat, nourrissant son image d’arrogance, et avec lesquelles il avait, pendant la campagne, promis de rompre.

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Il y a dans cette dernière expression quelque chose qui réactive, pour le registre trivial, son « envie d’emmerder les non vaccinés » de l’hiver dernier – un vocable que l’opinion, d’ordinaire, ne goûte que modérément quand il est manié par un Président. Il y a aussi du « qu’ils viennent me chercher », asséné en pleine affaire Benalla, à l’été 2018, pour le ton bravache et provocateur. Mais il y a aussi et surtout, évidemment, du Jacques Chirac.

Du Chirac dans le texte

Pour sa part, l’anci...


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