Emmanuel Macron giflé: face à la "crise d'autorité", Valérie Pécresse veut le retour des peines planchers

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La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, veut le retour des peines planchers. - JOEL SAGET © 2019 AFP
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, veut le retour des peines planchers. - JOEL SAGET © 2019 AFP

Valérie Pécresse, présidente sortante (Libres!) de la région Ile-de-France et candidate à sa réélection, "réclame le retour des peines planchers" pour faire face à la "crise d'autorité" symbolisée par la gifle reçue mardi par le président Emmanuel Macron.

"Extrêmement choquée" par cette "atteinte à la figure d'autorité suprême", la candidate sortante a estimé mercredi sur LCI que cette gifle "renvoie à une réalité que nous vivons au quotidien".

"Il faut une sanction exemplaire pour celui qui a agressé le président, mais aussi pour tous ceux qui au quotidien agressent nos figures d'autorité", a estimé Valérie Pécresse, citant les "policiers, gendarmes, pompiers, maires ou professeurs".

"Je réclame le retour des peines planchers", supprimées par François Hollande en 2014, "pour ce type d'agressions", a dit l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui les avait instaurées en 2007.

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Réclamé par la droite et l'extrême droite

Condamner automatiquement un récidiviste à "au moins un tiers de la peine maximale" quand "on s'attaque aux figures de l'autorité" serait un "signal", réclame-t-elle.

Un retour des peines planchers a été régulièrement réclamé par des responsables de droite et d'extrême droite ces dernières semaines, après les récentes violences contre des policiers.

Valérie Pécresse s'est en outre inquiétée de voir "monter une radicalité dans le pays" et a condamné les "paroles intolérables de Jean-Luc Mélenchon" comme celles des "militants de l'extrême droite". Les propos du chef des Insoumis prédisant dimanche "un grave incident ou un meurtre" dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, un événement "écrit d'avance", ont suscité l'indignation dans la classe politique.

Il "a franchi toutes les limites", a estimé Valérie Pécresse pour qui une alliance d'entre-deux-tours des autres candidats de gauche avec ceux de LFI serait une "faute morale et politique".

"Des hypocrites de la sécurité"

Défendant son "étanchéité avec les extrêmes", la potentielle candidate à l'élection présidentielle a reproché au Rassemblement National, "des hypocrites de la sécurité", de n'avoir voté ni son "bouclier de sécurité" ni sa "charte de la laïcité" adoptés pendant son mandat à la tête de la région.

Valérie Pécresse a aussi regretté de n'avoir "pas été assez vite" sur la rénovation des lycées, accusant la gauche de lui avoir "laissé 200 lycées vétustes en 2016". "On n'a fait malheureusement que la moitié du chemin. Mais à la fin du deuxième mandat, 100% des lycées seront neufs ou rénovés", s'est-elle engagée.

Article original publié sur BFMTV.com