Comment Emmanuel Macron a fait de Marseille sa destination fétiche

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Emmanuel Macron lors de son discours au Palais du Pharo en septembre 2021 (illustration) (Photo: Guillaume Horcajuelo / Associated Press)
Emmanuel Macron lors de son discours au Palais du Pharo en septembre 2021 (illustration) (Photo: Guillaume Horcajuelo / Associated Press)

Emmanuel Macron lors de son discours au Palais du Pharo en septembre 2021 (illustration) (Photo: Guillaume Horcajuelo / Associated Press)

POLITIQUE - Difficile de trouver une ville qui attire autant, et comme un aimant, Emmanuel Macron. Ses toutes premières vacances de chef de l’État? À Marseille. Son club de foot préféré? L’Olympique de Marseille. Une visite de trois jours au format inédit? Pour Marseille. Une entorse aux traditions pour un rendez-vous diplomatique avec Angela Merkel ailleurs qu’à Paris? Encore Marseille. Une visite surprise en pleine crise du Covid? Toujours Marseille.

Le seul meeting de l’entre-deux tours? Bref... Ce jeudi 2 juin, le chef de l’État reprend la direction du Vieux-Port, pour une visite placée sous le thème (brûlant sur place) des écoles, en compagnie de son nouveau ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye.

Une thématique qui était déjà à l’ordre du jour lors de son déplacement du mois de septembre, et qui répond aux nombreuses alertes émises par le maire socialiste de la cité phocéenne, Benoît Payan. “Le chef de l’État visitera l’école Menpenti et son laboratoire de mathématique, projet pédagogique innovant, mis en place dans le cadre de l’expérimentation ‘école du futur’ lancé en septembre 2021 avec le plan ‘Marseille en Grand’”, fait savoir l’Élysée.

La présidence précise que la séquence se clôturera par un échange avec les équipes éducatives, les parents d’élèves et les associations. L’occasion pour Emmanuel Macron d’écrire un nouveau chapitre de la relation si particulière qu’il entretient avec la plus vieille ville de France.

“Je suis amoureux de Marseille”

L’anecdote est racontée dans le livre Emmanuel Macron, vérités et légendes (éd. Perrin), écrit par Arthur Berdah, journaliste au Figaro. Quand l’intéressé n’était encore que ministre de l’Économie, il s’imaginait conquérir la cité phocéenne: “si je devais me lancer en politique, ce serait pour prendre la mairie de Marseille”. Le destin en a voulu autrement, mais cette attirance est restée intacte.

“Je suis amoureux de Marseille, parce que j’aime les villes tragiques, méditerranéennes. Parce que tout y est à la fois complexe, et possible. Parce qu’il y règne une générosité folle”, justifie le président dans cet ouvrage, affichant l’ambition de faire de la préfecture des Bouches-du-Rhône “la capitale de la Méditerranée”.

D’où cette volonté, affichée de longue date, de faire de Marseille un laboratoire des solutions pour le pays. “Si on arrive à régler les problèmes de Marseille, on réussira dans d’autres territoires qui souffrent”, expliquait au HuffPost Saïd Ahamada, député LREM de Marseille, au sujet de “l’attention particulière” que conserve le chef de l’État à l’égard de cette “ville monde”. Raison pour laquelle l’État mise 3,6 milliards d’euros pour la rénovation de la deuxième ville de France, où les plaies liées à la (mauvaise) gestion de l’ère Gaudin sont encore vives, notamment sur le logement.

“On se parle franchement”

Un volontarisme bien aidé par la bonne relation qu’il entretient avec Benoît Payan, âgé comme lui de 44 ans. “On fonctionne un peu de la même manière. On se parle franchement, on cherche l’efficacité. Et puis on a les mêmes envies pour Marseille”, admettait le maire socialiste dans Le Point au mois de novembre.

“Il y a une volonté commune entre Payan et Macron : il ne s’agit pas de gentrifier les quartiers nord, mais de créer une communauté en réduisant la fracture”, notait dans Les Échos, Jean-Marc Borello, qui a la spécificité d’être à la fois proche du chef de l’État et de l’édile marseillais.

Une convergence que les deux ne manqueront pas d’afficher ce jeudi puisque Benoît Payan a justement fait de la rénovation des écoles une priorité pour sa ville. Une cause pour laquelle l’État a engagé 400 millions d’euros et 650 millions d’euros de garanties de prêts de l’État dans le cadre de “Marseille en Grand”.

Si Emmanuel Macron n’est pas avare en preuves d’amour à l’égard de la ville provençale, celle-ci n’est pas pour autant devenue macroniste. Au premier tour de l’élection présidentielle, c’est Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé (largement) en tête dans la cité phocéenne, avec 31,1%, loin devant le président sortant (22,6%). Ce qui n’a pas empêché Emmanuel Macron d’y retourner dans l’entre deux tours pour tenir son meeting.. et de multiplier les allusions à l’Olympique de Marseille.

À voir également sur Le HuffPost: Mort d’un journaliste français en Ukraine : “Ce sujet ne peut pas rester impuni”, affirme Emmanuel Macron

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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