Emmanuel Macron fait entrer Maurice Genevoix et «les héros ordinaires» de 14-18 au Panthéon

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L'écrivain Maurice Genevoix est entré ce mercredi 11 novembre au Panthéon avec « tous ceux de 14 », ces « héros ordinaires » ayant combattu durant la Première Guerre mondiale, et qui symbolisent « le courage français », selon Emmanuel Macron.

« Ils sont là, ceux de 14 », qui « arrivent par millions pour entrer sous le dôme » du Panthéon, « le temple des héros de notre Patrie », a déclaré le chef de l'Etat au cours d'une émouvante cérémonie qui s'est tenue le jour de la commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918.

Ce « cortège des braves » combattants est représenté par Maurice Genevoix qui, dans Ceux de 14, son recueil de 1 000 pages sur la guerre, leur a offert « l'immortalité des mots » et leur a redonné « des noms, des visages, des accents ». « Avec Maurice Genevoix, entre au Panthéon un destin républicain, une existence française », a résumé Emmanuel Macron.

76e personnalité à entrer au Panthéon

Recouvert du drapeau tricolore et porté par la Garde républicaine, le cercueil de l'auteur décédé en 1980 a rejoint au Panthéon ceux des 70 hommes et 5 femmes qui y sont inhumés.

Dans son discours, Emmanuel Macron a cité Jean Jaurès, selon lequel « les gloires du passé ne sont vivantes que pour les pays vivants ». « De Ceux de 14 à Ceux d'aujourd'hui. Nous, Français, sommes bien vivants », a précisé le président, qui s'exprimait dans le contexte difficile de l'épidémie du Covid-19 et des récents attaques jihadistes.

La fin du cycle du centenaire de la Grande Guerre

Dans son œuvre, Maurice Genevoix s'est fait le témoin de « l'Histoire de femmes et d'hommes animés du courage de ceux qui savent pourquoi ils se battent. Du courage français », a-t-il ajouté. « Celui-là même qui nous permit de bâtir, avec notre Europe, la paix que nous leur devions. Non pas une paix faite de lâchetés et de renoncements mais celle d'un dialogue constant, respectueux de nos histoires, nos différences, nos valeurs ».

Cette cérémonie clôt le long cycle du centenaire de la Grande Guerre, dont le temps fort a été « l'itinérance » d'une semaine ayant conduit Emmanuel Macron en 2018 sur les lieux des grandes batailles de l'est et du nord du pays.