Emmanuel Macron explique pourquoi il ne sera pas à la marche contre l’antisémitisme

POLITIQUE - Il y sera « par le cœur et par la pensée » mais pas physiquement. En marge des commémorations du 11 novembre ce samedi, Emmanuel Macron a dû justifier sa non-participation à la marche « pour la République et contre l’antisémitisme » organisée dimanche 12 à Paris.

Marche contre l’antisémitisme : Macron ne rejoindra pas ces Présidents qui ont déjà manifesté dans la rue

Le chef de l’État a été interpellé par une descendante d’Alfred Dreyfus, après le dépôt de gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, défenseur du capitaine juif Alfred Dreyfus et « père de la victoire » de la Première guerre mondiale en 1918. « Monsieur le président, je suis contente de vous serrer la main mais je voudrais quand même vous dire qu’en tant qu’arrière-petite-fille de Dreyfus, je suis un petit peu déçue que vous ne veniez pas à la manifestation demain. »

« Je n’ai jamais été à une manifestation quelle qu’elle soit », a répondu Emmanuel Macron. « Mon rôle est plutôt de bâtir l’unité du pays et d’être ferme sur les valeurs », de « prendre des décisions, de dire des mots quand il faut les dire et d’agir, sinon je peux manifester toutes les semaines », a déclaré le président. « Je serai par le cœur et par la pensée » à cette marche qui vise à « bâtir l’unité du pays », a-t-il ajouté.

Macron déplore « beaucoup de confusion » et de « récupération »

« Sur l’antisémitisme, c’est très simple on ne concédera rien et rien ne le justifie », a-t-il souligné, en défendant une approche « universaliste » face à l’antisémitisme, voyant « beaucoup de confusion » sur la marche organisée dimanche par les présidents des deux Chambres du Parlement, et « beaucoup aussi de récupération ».

Il faisait allusion à l’absence de la France insoumise à ce rassemblement, où sera présent en revanche le Rassemblement national, ce qui a suscité l’embarras à gauche et dans la majorité.

Devant la tombe du Soldat inconnu, où la flamme est ravivée chaque jour depuis 1923, le chef de l’État a salué « l’inconnu » qui est « de tous les horizons », de « tous les métiers », et de « toutes les convictions, croyant et franc-maçon, agnostique et libre-penseur, protestant et musulman, catholique et juif ». Avant de souligner le « devoir d’unité, de dépassement et de bravoure » légué.

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