Emmanuel Macron et la dinde de Noël

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C?est un grand classique. L?option la plus scolaire. Excepté François Hollande qui s?était retiré de la course à la présidentielle le 1er décembre 2016, tout chef d'Etat en exercice qui ambitionne de rempiler à l?Elysée attend le dernier moment - en moyenne entre six et quatre semaines avant le scrutin - pour se déclarer officiellement candidat devant les Français. Charles de Gaulle le 4 novembre 1965, Valéry Giscard d?Estaing le 2 mars 1981, François Mitterrand le 22 mars 1988, Jacques Chirac le 11 février 2002 et, enfin, Nicolas Sarkozy le 15 février 2012. Sauf que sous la Vème République, les périodes de cohabitation mises à part, aucun président n?est parvenu à se faire réélire. ?Il n?y a aucune évidence à la victoire d?Emmanuel Macron. Au contraire, il est plus logique qu?il perde?, dramatise l?un de ses plus proches.

Et si le chef de l?Etat prenait - une fois n?est pas coutume - le contrepied de cette tradition ? Pourrait-il ?disrupter? les codes d?une campagne pour une réélection en se déclarant plus tôt que trop tard ? Dans son entourage, l?idée fait son chemin. Celle de la formalisation d?un dispositif de campagne à l?automne et d?une entrée dans la mêlée ?entre la mi et la fin décembre?, selon un conseiller du pouvoir, à rebours donc de tous ses prédécesseurs. Après tout, le président de la République n?a-t-il pas lui-même théorisé les ?deux fois cent jours? qui le séparent de l?échéance fatidique ? ?Cent jours d?action résolue et de valorisation [...] Lire la suite

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