Emmanuel Macron demande aux armées de développer le Service national universel

Emmanuel Macron demande aux armées de développer le Service national universel
Emmanuel Macron prononce un discours aux côtés du ministre des Armées Sébastien Lecornu au ministère des Armées à Paris le 13 juillet 2022 - Thomas Padilla © 2019 AFP
Emmanuel Macron prononce un discours aux côtés du ministre des Armées Sébastien Lecornu au ministère des Armées à Paris le 13 juillet 2022 - Thomas Padilla © 2019 AFP

Le président français Emmanuel Macron a demandé ce mercredi aux armées françaises de "faire davantage" pour développer le Service national universel (SNU) visant les jeunes, afin de mobiliser "toute la société française" dans les défis qui leur sont proposés.

"Je vous demande de faire davantage en donnant à nos réserves une nouvelle ambition et en investissant plus et mieux le grand projet de SNU que je porte", a-t-il déclaré dans un discours au ministère des Armées.

"La nation a besoin de retrouver le sel de son histoire"

"Il ne s'agit pas de militariser la jeunesse, encore moins la société, mais au moment où la nation a besoin de retrouver le sel de son histoire, son sens profond (...), la République a besoin que vous fassiez davantage".

Le Service national universel (SNU), promesse de campagne d'Emmanuel Macron, a été lancé en 2019. Après une première expérimentation auprès de 2.000 jeunes volontaires de 15 à 17 ans, puis une session annulée en 2020 en raison de la crise sanitaire, 15.000 jeunes avaient participé l'été dernier à des stages de cohésion dans toute la France.

Cette année, le Service national universel (SNU) a pour objectif de toucher 50.000 jeunes au total.

Des critiques chez les lycéens

Le SNU se déroule en plusieurs phases. Pendant quinze jours les jeunes participent d'abord à un "séjour de cohésion", moment de vie collective en dehors de leur département d'origine. Puis ils doivent s'engager auprès d'une association, d'une administration ou d'un corps en uniforme, pour une mission d'intérêt général de 84 heures.

"Ces dispositifs de formation sont des chances pour les jeunes qui vous sont confiés", a insisté le président. "C'est un axe essentiel des prochains mois et des prochaines années (...). Nous devons avancer", a-t-il ajouté, en évoquant les "valeurs de transmission et de discipline" des forces armées.

Le SNU est pourtant loin de faire l'unanimité parmi les syndicats lycéens et dans les armées, déjà très employées sur de multiples fronts. Le projet continue de susciter méfiance et perplexité en raison de son coût potentiel, du casse-tête posé par l'hébergement et l'encadrement de centaines de milliers de jeunes par an ou encore de son caractère obligatoire.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles