Emmanuel Macron confronté à l'ère du soupçon

Emmanuel Macron confronté à l'ère du soupçon

Lubrizol, retraites, impôts: les Français·es ont de plus en plus le sentiment qu'on leur cache des choses.

La parole politique est-elle devenue une langue morte? La défiance envers les politiques n'est pas nouvelle, mais au fil du temps elle se dégrade et s'aggrave. Désormais le pouvoir politique gouverne dans la défiance. Exemple: l'incendie de Lubrizol à Rouen, délaissé médiatiquement au profit de l'hommage à Jacques Chirac. Depuis le début de la catastrophe, cinq ministres ont été dépêchés sur place, mais ils n'avaient rien à dire excepté qu'il n'y avait rien à craindre. Édouard Philippe a pourtant déclaré: «Nous ne savons pas tout aujourd'hui». L'ère du soupçon règne, on ne croit rien ni personne. Sur le sujet des retraites, les Français·es ont l'impression d'être floué·es. Sur celui des impôts domine le sentiment de tromperie. Emmanuel Macron veut inspirer le sentiment inverse, en allant à la rencontre des Français·es, comme jeudi dernier à Rodez pour un débat sur la réforme des retraites. Peut-il réussir?

Virginie Le Gay, cheffe-adjointe du service politique de Paris Match, Laetitia Krupa, journaliste spécialiste de communication politique et Jean Garrigues, historien et professseur à Sciences Po en débattent dans «Politique», l'émission de Roselyne Febvre et de Jean-Marie Colombani sur France 24 en partenariat avec Slate.

Retrouvez «Politique» tous les jeudis à 16h10 sur France 24 et les vendredis après-midi sur Slate.fr.

 

Retrouvez cet article sur Slate.fr