La France va encore tenter d'évacuer "plusieurs centaines" d'Afghans de Kaboul

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Emmanuel Macron à Dublin le 26 août 2021  - BFMTV
Emmanuel Macron à Dublin le 26 août 2021 - BFMTV

Emmanuel Macron en a fait l'annonce quelques minutes après les explosions qui ont touché l'aéroport de Kaboul. La France essaie encore d'évacuer "plusieurs centaines" de personnes d'Afghanistan, a déclaré depuis Dublin le président de la République, ajoutant que Paris faisait "le maximum" pour y arriver mais sans garantie en raison de la situation sécuritaire "extrêmement tendue" sur place.

"Au moment où nous nous parlons, nous avons 20 bus avec des ressortissants binationaux et (des) Afghans que nous souhaitons pouvoir rapatrier (..) Cela représente plusieurs centaines de personnes en danger encore", a-t-il dit lors d'un déplacement à Dublin.

Il a assuré que la France ferait "le maximum pour que toutes ces personnes que nous avons pu prendre en charge mais qui ne sont pas arrivées dans l'enceinte de l'aéroport militaire puissent y accéder et être ensuite évacuées vers les Emirats arabes unis et la France".

Mais il ajouté: "je ne peux pas aujourd'hui vous garantir que nous arriverons à procéder à ces opérations, parce que la situation de sécurité n'est pas sous notre contrôle".

Quel futur?

Au moins 5 morts et une dizaine de blessés ont été emmenés dans un hôpital de Kaboul après des explosions à l'aéroport de la capitale afghane, où ont lieu les opérations d'évacuation des Afghans voulant fuir leur pays, a constaté un photographe de l'AFP.

Le chef de l'Etat a par ailleurs indiqué que l'ambassadeur de France en Afghanistan, David Martinon, allait rentrer à Paris d'ici quelques jours. "Compte tenu des conditions de sécurité, l'ambassadeur français ne restera pas pour le moment en Afghanistan", a-t-il précisé. "Il restera ambassadeur (...). Par contre, pour des raisons sécuritaires, il opèrera depuis Paris".

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a assuré que les talibans s'étaient engagés à laisser partir les Américains et les Afghans à risque se trouvant encore dans le pays après le 31 août.

"Nous allons construire en lien avec nos alliés les voies et moyens, après le 31 août, d'assurer des opérations humanitaires qui auront forcément une nature différente", a précisé le président de la République, évoquant tous les Afghans menacés "en raison des combats qu'ils mènent".

Article original publié sur BFMTV.com

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