Emmanuel Macron à Oradour-sur-Glane veut voir la «France renaissante»

Libération.fr
Emmanuel Macron et Robert Hebras (G), un survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane, village martyr de la Deuxième Guerre mondiale, le 28 avril 2017.

Lors d'une visite dans la commune marquée par l'horreur nazie, le candidat d'En marche a appelé au devoir de mémoire et a salué la reconstruction de village décimé, symbole d'une France renaissante.

«Visite privée», avait indiqué le staff d’Emmanuel Macron. Le candidat d’En marche était vendredi à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne. «Du privé» sous surveillance rapprochée d’une presse autorisée, où, entre autre, ne figurait pas Libération. Une manière pudique d’indiquer que l’image comptait au-delà de l’information et qu’aucune des scènes d’échanges ordinaires d’un candidat submergé par une marée de citoyens affolés, tel que ce fut le cas à Amiens sur le site Whirlpool, ne serait tolérée en ces lieux de recueillement.

C’est ici que le 10 juin 1944, 642 hommes, femmes et enfants furent exécutés par la division SS «Das Reich». Oradour, encore considérée comme le plus important massacre de civils jamais perpétré sur le sol français par les nazis, est aussi le symbole d’une France déchirée après-guerre entre les victimes de l’Etat collaborationniste et les «malgré-nous» alsaciens enrôlés dans la SS, et amnistiés par le général De Gaulle au nom de l’union nationale, pour ceux qui furent présents lors de la tuerie.

Silhouette galopante

Oradour, symbole également d’un village reconstruit pierre à pierre en vis à vis des ruines calcinées et toujours debout, «pour ne pas oublier». Un village toujours défenseur au premier chef de l’idée européenne, «de la paix qu’elle a rendu possible et de l’amitié franco-allemande qui signifie quelque chose chez nous», selon son maire Philippe Lacroix.

Un maire sans étiquette dans une commune gouvernée depuis 1953, «sans parti» parce qu’ici la mémoire est sensible, fragile, et l’union transpartisane nécessaire. «A l’échelle d’une commune ça fonctionne, à l’échelle d’un pays, je ne sais pas», confesse l'élu, qui la veille s’apprêtait à accueillir dans un lapsus éloquent «le Président».

Est-ce le fait de n’avoir pu l’observer (...)

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