Emma Corrin, “égérie de la non-binarité” sur les planches et sur Netflix

PHOTO JOSEFINA SANTOS /THE NEW YORK TIMES

On l’avait découvert·e en 2020, dans la saison 4 de The Crown, sur Netflix. Cet hiver, on retrouve Emma Corrin sur la scène londonienne du Garrick Theatre, dans le rôle-titre d’Orlando, mais aussi dans le film L’Amant de lady Chatterley, mis en ligne le 2 décembre sur Netflix. À seulement 26 ans, l’artiste britannique fascine la presse anglo-saxonne par sa capacité à endosser des rôles de toutes les époques et à explorer les identités de genre à travers son jeu.

Emma Corrin se définit publiquement comme non binaire depuis 2021, et demande qu’on parle d’iel (they/them en anglais) plutôt que d’elle ou de lui.

“Emma Corrin est devenu·e l’égérie de la non-binarité, partageant sans complexe les rebondissements de son cheminement personnel sur les réseaux sociaux”, estime The Guardian. Et ce “depuis que sa notoriété grâce à son rôle de Lady Diana dans la série The Crown – un personnage qu’iel qualifie de ‘queer à bien des égards’”, note le quotidien britannique.

Un cheminement personnel et artistique

Dans une interview réalisée à l’occasion de l’adaptation au théâtre d’Orlando, roman phare de Virginia Woolf, le journal s’intéresse à la sensation du moment. À Londres, jusqu’au 25 février, Emma Corrin campe Orlando, un jeune noble anglais qui se réveille dans la peau d’une femme et voyage dans le temps. Un rôle que l’artiste “radieus·e” semble endosser à merveille, selon The Guardian, tant son cheminement personnel s’accorde à ses choix artistiques.

“J’adore la façon dont le livre balance toutes ces questions et s’autorise à les laisser un peu en suspens avant d’y apporter une réponse – si tant est qu’il le fasse. C’est une approche très réaliste de la vie et de l’identité, surtout lorsque l’on essaie de déterminer son propre genre. C’est toute la question : essayer de définir qui l’on est et de l’associer à l’image que la société voudrait nous donner de nous-même”, explique Emma Corrin au journal britannique.

“Superpouvoir”

The Times dresse également un portrait dithyrambique de l’interprète de Lady Di et de Connie, alias lady Chatterley, dans la récente adaptation sur Netflix, par la réalisatrice française Laure de Clermont-Tonnerre, du roman de D. H ? Lawrence narrant une passion adultère entre la femme d’un aristocrate anglais et son garde-chasse.

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