Emmaüs, l'association qui a pensé à la "seconde main" avant tous les autres

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Derrière le succès du boncoin, de Vinted et de toutes les entreprises qui se mettent à faire de la seconde main, il y a un principe qui ne date pas d'hier : la fameuse "récup". Bien avant tous ces sites et plateformes numériques, l'un des pionniers en la matière en France fut le mouvement Emmaüs, créé par l'abbé Pierre en 1949. Europe 1 retrace l'histoire de ce projet humaniste, qui vise à offrir une seconde chance aux hommes, et une seconde vie aux objets.

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"La chine et la biffe, l'apanage des plus pauvres"

Tout commence donc dans l'après-guerre. "L'abbé Pierre commence à accueillir des personnes qui sont en grande difficulté, à la rue", raconte Valérie Fayard, directrice générale adjointe d'Emmaüs France. Cela se passe dans une auberge de jeunesse, qui deviendra la première communauté Emmaüs, à Neuilly-Plaisance, en banlieue parisienne. "Au départ, il a les ressources de son allocation de député. Puis son mandat s'arrête et il se retrouve alors sans ressources."

Comment, alors, financer cette communauté ? "Il commence à aller faire la manche. Et les premiers compagnons qui l'accompagnent lui disent : 'Mais tu ne peux pas faire la manche, ça n'est pas possible. On va trouver un autre moyen.' Et l'autre moyen, c'est la récupération des matières, à l'époque du carton ou de la ferraille", poursuit la responsable. "C'est ce qu'on appelle la chine et la biffe :...


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