Comment « Emily in Paris » alimente la guéguerre franco-américaine

Par Fabrice Dupreuilh
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« Emily in Paris »
« Emily in Paris »

Climat tendu entre les États-Unis et la France ! Ou plutôt entre le président Emmanuel Macron et la presse anglo-saxonne. À la suite des derniers attentats terroristes qui ont frappé la France, plusieurs médias d'outre-Atlantique, à commencer par le Washington Post, ont reproché au président français de brandir un peu vite le drapeau de la laïcité, quitte à dresser des communautés les unes contre les autres. Agacé de se voir accusé de « stigmatiser à des fins électorales les Français musulmans », Emmanuel Macron a riposté en reprochant aux médias anglo-saxons de « légitimer les violences » contre son pays.

De fait, la phrase prononcée par le président Sarkozy lors de sa visite à Washington en 2007 (« Depuis que les États-Unis sont apparus sur la scène du monde, nos deux peuples ont toujours été amis ») semble aujourd'hui bien désuète. D'ailleurs, le portrait peu flatteur du même Sarkozy par Barack Obama dans Promised Land, le premier tome de ses Mémoires, en dit long sur les liens complexes qui unissent Américains et Français, prompts à se chamailler régulièrement, et ce, malgré leurs intérêts convergents. En effet, ce fossé n'est pas uniquement politique. Il est profondément culturel.

Emily in Paris © Netflix

Dernier exemple en date : les critiques courroucées adressées à la série Emily in Paris depuis sa mise en ligne début octobre sur Netflix. Il faut dire que l'histoire de cette jeune Américaine, gentiment nunuche, débarquant à Paris pour bosser dans l [...] Lire la suite