Emeutes en Nouvelle-Calédonie : Dehors, « c’est la guerre civile », alertent des médecins de Nouméa

à feu et à sang - Des équipes de médecins sont bloquées depuis 48 heures dans l’hôpital de Nouméa et décrivent un « champ de bataille » dans la ville

Un hôpital « en état de siège » dans une ville transformée en « champ de bataille ». Depuis trois jours, des scènes de violences inouïes entre manifestants indépendantistes, forces de l’ordre et milices civiles font trembler Nouméa. Le bilan le plus récent fait état de quatre morts, dont un gendarme, alors que l’état d’urgence a été décrété par Emmanuel Macron ce mercredi.

Aux côtés de quatre de ses collègues du service gynécologie de l’hôpital calédonien, Florian Chay n’a pas peur d’utiliser le mot de « guerre civile ». « A partir du moment où il y a des milices de quartier qui se battent avec les manifestants, je pense que le terme n’est pas exagéré », justifie-t-il.

Des barrages dangereux

Cela fait 48 heures que ces médecins, ainsi qu'« un pool de personnel médical et paramédical, font tourner l’hôpital de manière dégradée » et ne peuvent quitter les murs du centre hospitalier, situé légèrement à l’extérieur de la ville. Les forces de l’ordre sont en effet débordées et ne peuvent assurer la protection de l’établissement et de son personnel 24h/24. En sens inverse, aucun relais ne peut entrer, du moins sans prendre de risque personnel sur la route. « En termes de ressources humaines, ça commence à devenir difficile parce qu’on a t(...) Lire la suite sur 20minutes

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