Des embryons planétaires s'écrasaient plus sur Vénus que sur la Terre dans leur jeunesse

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Au début de l’histoire de notre Système solaire, il n’y avait rien d’autre que des particules en suspension dans une nébuleuse protoplanétaire. Rapidement, ces particules se sont entrechoquées, restant collées les unes aux autres. Formant des agrégats de matière de l’ordre du centimètre. Puis toujours plus gros. Les petits blocs formés ont continué à entrer en collision. Des planétésimaux ont vu le jour et accumulé peu à peu de plus en plus de nouveaux matériaux. Jusqu’à former des embryons de planètes. Des embryons planétaires qui ont eux-mêmes connu de multiples impacts avant de donner ensuite naissance aux planètes rocheuses que nous connaissons. C’est le scénario établi par les astronomes.

Naissance des planètes : faut-il revoir la théorie de leur formation ?

Des travaux de chercheurs de l’université de l’Arizona (États-Unis) apportent aujourd’hui des précisions à cette vision. Ils proposent un nouveau scénario qu’ils qualifient de « hit-and-run-return ». Selon cette hypothèse, les embryons de planètes auraient en fait passé une grande partie de leur temps à ricocher les uns sur les autres. Ils ne se seraient agglomérés qu’un peu plus tard, après avoir été ralentis par leurs premières collisions.

Jusqu’alors, les astronomes avaient imaginé les collisions entre embryons planétaires bien plus efficaces que cela. Mais les chercheurs de l’université de l’Arizona notent que la plupart de ces impacts, même ceux qui se produisaient à des vitesses relativement lentes, ne pouvaient être autre chose que des événements de « hit-and-run ». Comprenez, des sortes de collisions avec délit de fuite. Ainsi, soulignent les chercheurs, « la formation de la Lune ne doit pas être vue comme un événement singulier. Il s’est probablement produit deux collisions de suite pour donner à notre Terre son satellite naturel. »

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