Embedded à Mossoul, une reporter algérienne trouble son pays

Libération.fr

Enthousiasmée par un groupe combattant chiite, Samira Mouaki s’est convertie. Certains de ses confrères pointent une manipulation irakienne.

Réputée comme une journaliste remuante dans la profession, l’Algérienne Samira Mouaki était toujours partante pour les fronts chauds. Travaillant pour la chaîne Al-Chourouq, elle avait insisté auprès de sa rédaction pour faire partie de l’équipe couvrant la bataille de Mossoul contre l’Etat islamique, menée par diverses forces irakiennes soutenues par la coalition internationale.

Samira Mouaki s’était distinguée par ses reportages à la gloire des forces chiites du Hachd Al-Chaabi («unités de mobilisation populaire»), réputées pour leur sectarisme. Mais le refus de la journaliste de rentrer en Algérie à la fin de sa mission, cet automne, Mouaki préférant continuer de travailler pour les médias des milices irakiennes, avait suscité étonnement ou réprobation. Sa récente blessure à la tête au cours des combats avait inquiété et ému ses proches. Mais c’est depuis qu’elle a annoncé dans une vidéo sa conversion au chiisme que l’affaire s’est transformée en psychodrame national en Algérie.

«Je suis la fille d’Al-Hussein et c’est un honneur pour moi […] Vous savez qui est Al-Hussein, il est chiite. Cela suffit», y affirme la journaliste en évoquant le petit-fils du prophète Mohamed, l’imam martyr révéré des chiites. Les images de Samira Mouaki déclarant dans la foulée qu’elle n’était plus sunnite ni algérienne ont enflammé les réseaux sociaux et provoqué un choc dans son pays natal.

«Mémoire». Les paupières baissées, le visage figé, le débit saccadé et surtout ses paroles qui paraissent soufflées par son intervieweur irakien indiquent que Samira Mouaki n’est pas, à ce moment-là, en pleine possession de ses moyens. Une évidence selon sa famille, ses collègues et une grande majorité d’Algériens indignés par l’exploitation, par certains milieux irakiens, de la jeune femme affaiblie. «Ma sœur souffre de sérieux troubles de mémoire suite à (...)

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