Eloïse Bouton, l’ex-Femen condamnée pour exhibition sexuelle, saisit la CEDH

Ronan Tésorière (@RonTesoriere)
Eloïse Bouton, activiste Femen, le 18 décembre 2013 dans l’église de La Madeleine, à Paris

Définitivement condamnée pour exhibition sexuelle lors d’une action politique dans l’église de la Madeleine en 2013 à Paris, a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), a annoncé mardi son avocat.


La militante féministe Eloïse Bouton, définitivement condamnée pour exhibition sexuelle lors d’une action seins nus, au sein des Femen dans l’église de la Madeleine en 2013 à Paris, a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), a annoncé mardi son avocat.

« La requête déposée le 3 juin 2019 devrait, si elle est déclarée recevable, conduire la Cour européenne des droits de l’homme à se prononcer pour la première fois sur la conformité d’une condamnation d’une membre du mouvement Femen aux droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme », écrit son avocat, Me Tewfik Bouzenoune dans un communiqué.

« Je ne suis pas une exhibitionniste mais une militante féministe. Il y a un vrai problème d’inégalité entre femmes et hommes dans ce dossier. Un homme n’aurait pas été condamné pour exhibition sexuelle, je n’aurais pas de casier, ce n’est pas normal » fait valoir Eloïse Bouton jointe au téléphone par Le Parisien. « C’est un débat de société avant d’être un débat judiciaire. Il n’y a pas de logique dans les condamnations, pas de régularités dans les décisions. J’ai l’impression que c’est parce que j’étais dans une église que j’ai été condamnée et pas pour autre chose » continue la journaliste et militante.

« Il n’y a pas d’égalité réelle des droits. C’est réduire un acte militant, avec lequel on peut être en désaccord, à un acte maladif. On me ramène toujours à une dépolitisation de mon acte » conclut l’autrice.

Rejet en cassation

La Cour de cassation avait rejeté le 9 janvier le pourvoi d’Eloïse Bouton, rendant définitive sa condamnation à un mois de prison avec sursis, prononcée par la cour d’appel de Paris en février 2017, pour avoir exhibé sa poitrine nue dans l’église parisienne. La jeune femme avait déjà à l’époque critiqué un procès (...)

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