Elles ne se lavent plus (autant) les cheveux et constatent le résultat

Elles ont banni le shampoing de leur salle de bain, pour éviter d’exposer leur corps aux produits toxiques, gagner du temps, avoir de plus beaux cheveux ou limiter leur impact sur l’environnement. Mais Line, Aurélie, Leïla et Gala n’ont pas toutes obtenu le même résultat ! Retour sur leurs expériences très différentes.

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Mes cheveux sont plus soyeux et poussent plus vite

Très attachée aux soins naturels, c’est très logiquement que Line s’est un jour interrogée sur l’utilité de son shampoing de grande surface “bourré de produits toxiques”. Pour la quadragénaire aux cheveux courts, la solution était toute trouvée : “Je savais que le rhassoul sous forme d’argile était très utilisé dans les pays orientaux pour le lavage des cheveux, donc j’ai choisi de remplacer mon shampoing par ce produit”. Et le résultat est au rendez-vous selon cette mère au foyer qui observe des cheveux “plus doux, plus beaux, plus soyeux et qui poussent beaucoup plus vite”.

Comme elle, de nombreuses femmes décident aujourd’hui de revenir à des fondamentaux moins artificiels et plus respectueux du cuir chevelu et de l’environnement. Pour Gala, de galasblog.com, ce fut le bicarbonate de soude, l’argile verte, la farine de pois chiches et l’arrow root, qu’elle a selon ses envies mélangées à de l’eau sur cheveux mouillés pendant 10 minutes ou encore mélangées à de l’aloe vera et de l’huile essentielle de tea tree avec rinçage au vinaigre de cidre. Aurélie du blog lesagitesdubocal.fr, a elle jeté son dévolu sur le savon de Marseille ou encore le combo bicarbonate et vinaigre blanc, deux autres alternatives souvent employées par les adeptes du no poo.

Et l’odeur ?

Difficile pour Leïla, elle aussi adepte des produits naturels comme le bicarbonate de soude, de se passer des shampoings parfumés du commerce : Les premiers temps, j’avais l’impression de ne pas être vraiment propre à cause de l’absence de parfum synthétique. J’adorais sentir la vanille ou la fleur après la douche, mais j’ai compris que c’était au détriment de ma santé et de l’écologie. Aujourd’hui, j’apprécie de ne plus rien sentir et j’ai compris que pas d’odeur ne signifiait pas mauvaise odeur. “Lorsque mes cheveux regraissent, oui, ils ne sentent pas très bon, mais c’est le cas aussi pour ceux qui se lavent au shampoing !” , précise l’étudiante qui avoue cependant avoir recueilli les regrets de son compagnon qui adorait humer sa chevelure à la sortie de la douche.

De son côté, Line dispose de petites astuces pour avoir la chevelure parfumée naturellement : Avec mon rhassoul, j’ajoute quelques gouttes d’huile essentielle de romarin, qui en plus d’activer la pousse, parfume agréablement les cheveux. Idem pour Gala, à qui il arrivait lors de son expérience no poo de mélanger différentes poudres à de l’eau florale…

Des cheveux moins gras plus longtemps

Le no poo ne consiste pas seulement à supprimer de nos salles de bain les shampoings de grande surface, mais aussi à espacer les lavages pour gagner du temps, faire des économies et respecter les besoins de notre cuir chevelu. Si ces derniers varient en fonction de notre type de cheveux, de peau et de notre mode de vie urbain ou non, une idée commence à circuler : le fait de se laver les cheveux trop fréquemment encouragerait la production de sébum responsable des racines grasses, tout comme l’utilisation d’un shampoing non adapté ou trop décapant. De quoi donner envie de choisir avec soin ses produits et de les utiliser avec parcimonie.

Mais les produits naturels permettent-ils de retarder l’effet cheveux gras ? Pour Line, qui utilise le rhassoul uniquement tous les trois jours, et Gala qui avait réussi à espacer ses shampoings d’une semaine grâce aux différentes poudres utilisées, c’est un grand oui !

Le no poo, moins évident pour les cheveux longs

Aurélie, elle, n’a pu espacer ses lavages de façon significative que lorsqu’elle a commencé à utiliser des shampoings solides écologiques. Mais ayant des “cheveux longs, fins et assez épais, la jeune femme a alors rencontré des problèmes de rinçage, ce qui l’a amenée à choisir des shampoings liquides bio avec des tension-actifs doux et naturels qui n’agressent pas le cuir chevelu et lui ont permis d’espacer à 3 ou 4 jours [ses] shampoings.

J’ai lu beaucoup de choses sur les blogs et sur internet, j’ai testé beaucoup de choses pour au final me rendre compte que le “no poo” n’est pas une science exacte et que cela est très compliqué de trouver LA bonne routine qui fonctionne !, affirme celle qui est donc revenue à un procédé plus classique pour ses cheveux longs, sans pour autant renier ses valeurs écologiques.

J’ai mis 6 mois à rattraper tout ça

L’expérience ne fut pas non plus des plus concluantes pour Gala, qui malgré la possibilité d’espacer ses lavages, a constaté que ses cheveux étaient devenus horribles, ternes, sans volume, raides alors qu’ils étaient auparavant très souples“. Ils étaient affreusement secs et rêches […] mais de temps en temps, j’avais tout de même une plaque de graisse qui venait se greffer sur mes racines. Bref, rien à voir avec la chevelure de rêve que j’espérais en tentant l’expérience !“, raconte la jeune femme qui affirme avoir mis 6 mois à rattraper tout ça, à coups de soins intenses, de masques et de shampoings ultra concentrés. Si elle a retrouvé sa chevelure initiale, Gala se lave de nouveau les cheveux tous les 2 joursaujourd’hui. Je ne dis pas que le no poo ne fonctionne pas, loin de là, il y a plein de personnes chez qui cela fonctionne très bien. Mais nous sommes tous différents et pour ma part, cela ne me convient pas“, conclut celle qui n’est décidément pas prête à réitérer l’expérience…

Wassila Djellouli

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