Elizabeth II: la Russie, pas conviée aux funérailles, dénonce une attitude "blasphématoire" de Londres

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. - Yuri KADOBNOV / AFP
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. - Yuri KADOBNOV / AFP

La Russie a dénoncé jeudi l'attitude "blasphématoire" et "immorale" du Royaume-Uni à son encontre, après que Londres a décidé de ne pas inviter de représentant russe aux funérailles de la reine Elizabeth II lundi, sur fond de tensions diplomatiques entre les deux pays.

"Nous considérons cette tentative britannique d'utiliser la tragédie nationale qui a touché le coeur de millions de personnes dans le monde à des fins géopolitiques pour régler des comptes avec notre pays (...) comme profondément immorale", a déploré dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.

"Ceci est particulièrement blasphématoire vis-à-vis de la mémoire d'Elizabeth II", a-t-elle ajouté.

La porte-parole de la diplomatie russe a déploré que le Royaume-Uni utilise selon elle l'offensive russe en Ukraine comme "prétexte" pour ne pas convier de dirigeant russe aux funérailles d'Elizabeth II à Londres le lundi 19 septembre.

"Les élites britanniques sont aux côtés des nazis"

Symbole de son statut de paria désormais en Occident, la Russie - aux côtés de son allié bélarusse, ainsi que de la Birmanie et la Corée du Nord - n'a pas été invitée aux funérailles de la reine décédée jeudi dernier à 96 ans.

"Désormais, les élites britanniques sont aux côtés des nazis", a fustigé Maria Zakharova, en référence à l'important soutien militaire et financier apporté par Londres à Kiev contre l'intervention militaire russe.

Les obsèques d'Elizabeth II à l'abbaye de Westminster la semaine prochaine constituent un événement diplomatique de taille, et plus de 100 têtes couronnées, chefs d'Etat et autres personnalités sont attendus.

L'absence de la Russie témoigne des relations diplomatiques très tendues entre Moscou et Londres depuis plusieurs années, de l'affaire Skripal en 2018 au conflit en Ukraine.

Article original publié sur BFMTV.com