Elizabeth II et les présidents français, une histoire de bourdes protocolaires

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70 ans de règne sous Elizabeth II, disparue ce jeudi 8 septembre, c'est aussi 70 ans de règles protocolaires à respecter pour les présidents de la Ve République française. Tous l'ont connue, mais beaucoup ont commis des impairs.

REINE ELIZABETH II - Ne pas appeler la reine « Madame », mais « Votre Majesté ». Ne pas toucher la reine. Ne pas parler à la reine si elle ne vous a pas adressé la parole la première. Voilà quelques-unes des règles protocolaires auxquelles il ne faut pas déroger.

Et pourtant, en 1972, Georges Pompidou manque de provoquer un incident diplomatique. En arrivant dans la cour de l’Élysée, le président français s’empare du bras de sa majesté, pour l’aider à grimper les escaliers. La reine ne lui en tiendra pas rigueur, et heureusement, parce qu’il n’est pas le dernier à fauter.

En visite à Londres en 1996, accueilli en grande pompe, Jacques Chirac envoie par exemple des bisous à la foule depuis le carrosse royal, sous le regard étonné d’Elizabeth II. En 2004, la reine est en visite d’État pendant trois jours en France, et la presse britannique s’offusque à nouveau du comportement jugé cavalier du président français, qui ose toucher le dos et le coude de la reine.

Un sans-faute pour Nicolas Sarkozy en 2008

Alors, en 2008, lorsque Nicolas Sarkozy effectue sa première visite à Londres, les tabloïds anglais sont aux aguets, et c’est un sans-faute pour le nouveau président français. Un an plus tard, première bourde et pas des moindres : si Nicolas Sarkozy a bien invité Barack Obama pour le 65e anniversaire du Débarquement en Normandie, la reine n’a, elle, pas reçu d’invitation.

Mais le président le plus gaffeur est sans doute François Hollande. Pour les 70 ans du Débarquement, anniversaire auquel Elizabeth II est cette fois bien conviée, le président français touche la reine à son arrivée, s’assoit en premier dans la voiture, et tente même un trait d’esprit qui ne fait pas du tout rire la reine.

Dernier président du règne d’Elizabeth II, Emmanuel Macron n’a pas fait d’écart connu au protocole. Un respect des règles qu’il faudra conserver avec le prochain souverain britannique.

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