Elections régionales en Espagne : le pari à la Don Quichotte de Pablo Iglesias

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Opération kamikaze ou geste de bravoure ? Les spéculations vont bon train pour expliquer la surprenante démission de Pablo Iglesias de la vice-présidence du gouvernement pour se présenter à l’élection régionale anticipée madrilène prévue le 4 mai. Une chose est sûre, l'aventure est risquée pour lui-même et son parti Podemos, qui, en cas d'échec, pourraient laisser la voie libre à une droite populiste toujours plus virulente.

En retournant sur le terrain en vue de l’élection régionale madrilène prévue le 4 mai prochain, Pablo Iglesias prend un pari risqué. Le leader du parti radical de gauche Podemos met en effet en jeu sa propre carrière politique mais aussi l’avenir de sa formation, née il y a 7 ans et dont la cote de popularité est au plus bas dans la capitale, sapée par les rivalités, ruptures et jeux de pouvoir. Mais... " Un militant doit être là, où il est utile " assure l’ancien professeur de Sciences politiques dans une courte vidéo, où il explique les raisons de son départ de l’exécutif national. À savoir que " Madrid a besoin d’un gouvernement de gauche face à la montée de l’extrême droite ".Or l’enjeu est de taille tant les élections du 4 mai dépassent largement le cadre régional. " Pablo Iglesias est bien conscient que ce scrutin va au-delà de l’avenir de Madrid, assure Olga Rodriguez, spécialiste de Podemos et éditorialiste dans le quotidien online eldiario.es, si la droite gagne, c’est tout le pays qui risque de basculer dans le populisme ". Bastion des...

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