FN: les banques "ne jouent pas le jeu" de la démocratie

Le secrétaire général du Front National Nicolas Bay à Rouen, le 6 décembre 2015

Paris (AFP) - Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, a affirmé jeudi qu'"à ce stade" le FN n'avait "pas encore trouvé l'ensemble du financement" pour les prochaines élections, y voyant la preuve que les banques françaises "ne jouent pas le jeu de la démocratie".

"A ce stade, nous n'avons pas encore trouvé l'ensemble du financement nécessaire pour la présidentielle et les législatives", a déclaré M. Bay sur Europe 1.

"Nous cherchons auprès de l'ensemble des établissements bancaires français bien sûr, européens ensuite, et même partout dans le monde", a-t-il ajouté, précisant que la somme en jeu était d'"un petit peu moins" de 30 millions d'euros.

"Il y a un vrai scandale à voir les banques françaises ne pas jouer le jeu de la démocratie", a-t-il accusé. "Je crois savoir qu'il y a certains candidats qui pourtant offrent moins de garanties que Marine Le Pen et qui eux ont obtenu des emprunts bancaires".

Pour M. Bay, "ça pose un vrai problème de discrimination fondée sur les opinions politiques".

Le secrétaire général du Front national a qualifié d'"élucubrations" et d'"affirmations absolument folkloriques" les révélations du Canard Enchaîné sur un nouveau prêt russe au FN de près de 28 millions d'euros, après celui de 9 millions d'euros consenti en 2014 par une banque tchéco-russe.

"On a lancé un certain nombre de pistes pour rassembler ces financements nécessaires", a-t-il cependant indiqué, précisant que "jusqu'à maintenant", le FN "n'exclut rien", y compris des établissements russes.

"Si on est obligé d'aller à l'étranger chercher des financements, c'est parce que les banques françaises ne jouent pas le jeu", s'est-il défendu.

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