Election présidentielle : et si la gauche française était en train de s'américaniser?

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Appréhendée au jour le jour, la difficulté des partis qui forment la gauche française à désigner un candidat unique est peu compréhensible. Le choix du grand angle et, plus particulièrement, la comparaison de modalités des élections française et américaine permettent de montrer que les obstacles rencontrés par Anne Hidalgo tiennent au moins autant à une crise du parti socialiste en tant qu'organisation qu'au peu d'audience d'un projet de gouvernement dont la facture est, cette fois, très classique. Ceci confirme une hypothèse qui pouvait déjà être posée au lendemain de l'échec de Benoît Hamon en 2017.

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La rénovation du programme par l'introduction de la revendication du revenu universel n'avait pas suffi, ni pour imposer Hamon comme le candidat unique de la gauche ni pour lui assurer un score très supérieur à celui promis en 2021 par les sondages à la maire de Paris, soit de l'ordre de 6%. Les candidats progressistes qui, sortis des rangs de gouvernements socialistes, ont réussi à obtenir la confiance d'une part importante de l'électorat traditionnel du PS, sont Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Si les contenus de leurs programmes respectifs les distinguent, ils partagent le fait d'avoir renoncé à s'appuyer sur une construction traditionnelle de fédérations et de sections à laquelle ils ont préféré la fluidité et l'agilité de mouvements recourant au p...


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