Election présidentielle : à gauche, Christiane Taubira s'ajoute à la confusion

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Voilà environ une heure que Christiane Taubira piétine entre les stands du marché de Noël de Saint-Denis. Une voix rauque lance : "Relevez la gauche, c'est le bordel!" Le vendeur de rillettes de canard voit alors l'ancienne ministre de la Justice s'approcher et lui jurer dans un grand sourire : "On va faire ça proprement!" Sous le petit soleil de décembre, la presque candidate Taubira reçoit encouragements et marques d'affection. La veille, cette icône de la gauche avait dit "envisager" une candidature.

"Envisager"? L'intéressée maintient le flou. Elle veut toujours "donner toutes ses chances à la dernière chance de l'union". "Ce n'est pas en vingt-quatre heures que je vais faire des miracles et faire aboutir ce qui piétinait depuis dix-huit mois", justifie-t-elle. Entourée par le maire PS de la ville, Mathieu Hanotin, et par le président du Parti radical de gauche, Guillaume Lacroix, Taubira s'est en revanche montrée plus claire sur les modalités d'une entrée en lice. "La primaire populaire semble le dernier espace où cette union peut se construire", certifie-t-elle.

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Il fut un temps où les socialistes savaient faire de la politique…

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Son surgissement constitue le dernier épisode en date de la tragi-comédie d'une gauche en proie à de violentes convulsions. Il y a une dizaine de jours, la candidate socialiste, Anne Hidalgo, proposait une primaire après l'avoir longtemps rejetée. Ses concurrents, l'écologiste Yannick Jadot comme l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, avaient déjà fer...


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