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El Niño: pays à «haut risque», Madagascar a besoin «d'une aide de la communauté internationale»

D’après les prévisions météorologiques, le Grand Sud de Madagascar, déjà très vulnérable aux effets du changement climatique, devrait enregistrer une sécheresse accrue au cours de l’année 2024. Une conséquence du retour d’El Niño sur la planète. Les voyants d’alerte pluviométriques ont été déclenchés mercredi 7 février dans cette zone. Selon les Nations Unies, 35 pays sont considérés « à haut risque » face aux impacts d’El Niño. Madagascar en fait partie.

De notre envoyée spéciale à Sampona,

Dans les régions Anosy et Androy, l’impact d’El Niño sur la météorologie se fait déjà sentir : les observations satellites ainsi que les stations météorologiques dans le sud du pays indiquent un déficit hydrique important enregistré depuis octobre. Les conséquences de cette très faible pluviométrie devraient être ressenties par la population dès le mois de mai, début des premières récoltes. Le pic d’insécurité alimentaire, lui, est prévu pour octobre si les récoltes sont mauvaises.

Pour limiter l’impact de cette nouvelle crise climatique à venir, 2,2 millions de dollars ont déjà été pré-positionnés par les bailleurs pour anticiper les impacts causés par le déficit de pluie sur les récoltes et permettre à un réseau d’ONG d’intervenir rapidement, bien en amont de la crise.

Une manière, peut-être, de limiter les conséquences d’une sécheresse qui s’annonce pire que celle de 2021, où la Grande Île avait été en proie à la plus forte sécheresse jamais enregistrée au cours des quarante dernières années.

RFI : Pour votre toute première visite de terrain en tant que Sous-secrétaire générale, vous avez décidé de venir ici à Madagascar, dans le Grand Sud. Pourquoi ce choix ?


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