El Chapo jugé «coupable» par un jury new-yorkais

Joaquin Guzman photographié le 8 janvier 2016 à Mexico, escorté par un soldat

Le baron mexicain de la drogue Joaquin Guzman, alias El Chapo, pourrait être condamné à la perpétuité.


Après trois mois de procès et six jours de délibérations à New York, le plus puissant narcotrafiquant depuis le Colombien Pablo Escobar, le Mexicain Joaquin Guzman alias El Chapo a été reconnu coupable mardi par les douze jurés du tribunal fédéral de Brooklyn des 10 chefs d’accusation à son encontre. A commencer par le principal, à savoir qu’il avait codirigé le puissant cartel de Sinaloa, responsable de l’exportation de centaines de tonnes de cocaïne aux Etats-Unis entre 1989 et 2014.

Ce verdict pourrait valoir la perpétuité au narcotrafiquant de 61 ans, extradé aux Etats-Unis en janvier 2017 après deux évasions spectaculaires au Mexique.

Le Mexicain avait refusé de témoigner lors de son procès où quelque 56 témoins ont défilé à la barre, dont de nombreux ex-associés ou employés d’El Chapo, qui l’ont tous accusé d’avoir codirigé le puissant cartel de Sinaloa, né dans les montagnes à l’ouest du Mexique.

Violences et corruption

Plusieurs, désormais emprisonnés aux Etats-Unis ou sous la protection des autorités américaines, ont décrit avec force détails l’organisation du cartel et le rôle central joué par El Chapo. Ils ont expliqué comment 155 tonnes de cocaïne venues de Colombie ont été exportées vers les Etats-Unis.

Les témoins ont aussi détaillé les violences commises pour neutraliser les cartels rivaux ou encore la corruption systématique de la police, des militaires et de représentants du gouvernement mexicain pour qu’ils ferment les yeux.

La défense dénonce une « mascarade »


Les avocats de la défense avaient eux dénoncé une « mascarade » de procès, assurant qu’El Chapo n’était qu’un bouc émissaire du gouvernement mexicain, corrompu au plus haut niveau, et que les ex-narcotrafiquants ayant témoigné contre lui n’étaient que des « ordures » prêtes à tous les mensonges pour réduire leur peine.

Ils avaient assuré qu’Ismael « El Mayo » Zambada, codirigeant du cartel (...)

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