Eiffage bien parti pour gérer l’aéroport de Toulouse

Guérin, Jean-Yves
Un Airbus A320 se pose sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse. / PASCAL PAVANI/AFP

La voie est désormais libre pour le groupe de BTP qui veut racheter les parts de la société chinoise Casil.

Sauf ultime rebondissement, Eiffage devrait débarquer à l’aéroport de Toulouse. Mi-mai, le groupe de BTP était entré en négociations avec le chinois Casil pour lui racheter ses 49,99 % dans le capital du cinquième aéroport français (9,6 millions de passagers en 2018). Mais le major français avait posé une condition pour réaliser cette opération: la validation par le Conseil d’État de la procédure de privatisation de 2015, au terme de laquelle Casil avait acquis les 49,99 % de l’État dans cette plateforme aéroportuaire. Une hypothèque qui n’était pas anecdotique: le 16 avril, la cour administrative d’appel de Paris avait annulé la cession par l’État de ses parts dans cet aéroport.

La condition posée par Eiffage est désormais remplie: mercredi, le Conseil d’État a estimé que cette privatisation s’était faite dans les règles. «La décision de désignation a été rendue au terme d’une procédure régulière», précise dans un communiqué la plus haute juridiction administrative française. Mercredi soir, Eiffage reconnaissait donc à mots couverts que l’acquisition n’était plus qu’une affaire de mois. «Si les décisions de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) et de l’Autorité de la concurrence sont positives sur ce dossier, nous pourrons racheter les 49,99% de Casil dans l’aéroport de Toulouse», confie au Figaro Marc Legrand, directeur des concessions d’Eiffage. Or il est très probable que ces organismes donnent leur aval à cette acquisition.

Relais de croissance

En atterrissant à Toulouse, Eiffage frapperait un grand coup. Début 2019, il avait déclaré s’intéresser aux aéroports. Comme son concurrent Vinci, il cherche un relais de croissance pour préparer la fin de ses concessions autoroutières qui débutera dans les années 2030. En juillet, Eiffage a été choisi pour reprendre la gestion d’un premier aéroport, celui de Lille. Mais avec 2,1 millions de (...) Lire la suite sur Figaro.fr

«La privatisation d’Aéroports de Paris serait un scandale politique» 
Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro