Ehpad : les établissements peinent à recruter

Dans cet Ehpad à Besançon (Doubs), le personnel est au chevet des résidents. Ils sont 112 salariés pour s'occuper de 183 résidents, très dépendants. "Elles ont trop de travail, elles ont dû mal à pouvoir s'occuper bien de nous toutes", témoigne Marie-Jeanne Brunot, résidente de 81 ans. En ce moment dans l'Ehpad, sept postes sont vacants. Entre les congés de Noël et l'alerte maximum liée au Covid, les plannings de cette fin d'année sont un véritable casse-tête. "C'est difficile à anticiper, explique le directeur de l'Ehpad, Jean-Charles Rizzone. On est dans une période assez anxiogène, on espère que la vaccination (...) puisse faire diminuer la pression." Dégradation des conditions de travail Pour pouvoir fonctionner, l'Ehpad fait appel à des intérimaires qui doivent s'adapter à chaque établissement. Un problème pour les agences qui sollicitent les intérimaires : "Il y a beaucoup de frustrations pour nous aussi, on n'arrive pas à servir tous ces établissements", assure Edwige Gérard, directrice Vitalis Médical Besançon. Le métier manque d'attractivité en raison de la dégradation des conditions de travail.