Egypte: une militante égypto-américaine acquittée après trois ans de détention

Libération.fr
La militante égypto-américaine Aya Hijazi, fondatrice de l'ONG Belady pour les enfants des rues, dans la cage des accusés, lors de son procès au Caire, le 16 avril 2017

Un tribunal du Caire a acquitté dimanche la militante égypto-américaine Aya Hijazi, fondatrice de l’ONG Belady pour les enfants des rues et accusée de trafic humain, après trois ans de détention.

Ce verdict survient quelques semaines après la visite du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi aux Etats-Unis début avril au cours de laquelle il a rencontré le président Donald Trump. La Maison Blanche avait alors indiqué qu’elle évoquerait le cas de la militante.

Dans son verdict rendu lors d’une audience publique, la cour criminelle a également déclaré non coupables l’époux de Mme Hijazi et six autres accusés dans la même affaire. Tous étaient accusés de trafic humain, d’exploitation sexuelle d’enfants et de création d’une ONG sans autorisation officielle.

Placés ensemble dans la cage des accusés au début de l’audience, le mari a embrassé sa femme sur le front, le couple discutant en souriant dans l’attente du verdict. Leur procès avait débuté à la mi-2015 mais les audiences avaient été souvent reportées.

L’avocat de la militante, Taher Aboul Nasr, a indiqué aux journalistes que les huit personnes seraient libérées dans les prochains jours. «(Aya) voulait vraiment travailler avec les enfants des rues, et les communautés dont ils sont issus», a indiqué aux journalistes la mère de la jeune femme, Naglaa Hosny, à l’issue du verdict. «Je suis très fière de mes enfants», a-t-elle ajouté, précisant que son beau-fils était déterminé à poursuivre son engagement caritatif.

A l’occasion de la visite de M. Sissi aux Etats-Unis, M. Trump avait jugé que son homologue égyptien faisait «un travail fantastique» et tourné ostensiblement la page des critiques de la précédente administration Obama sur les droits de l’Homme en Egypte.

«Parodie de justice»

L’administration Trump avait fait savoir qu’elle aborderait la question des droits de l’Homme de façon «privée et discrète», jugeant que c’était «la façon la plus efficace» de le faire.

En 2013, M. Sissi, alors général de l’armée, avait (...)

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