Egypte : l'Epopée des pharaons africains de Napata

Du 28 avril au 25 juillet, le musée du Louvre, à Paris, présente l’exposition "Pharaon des Deux Terres, l’épopée des rois de Napata", ou l’histoire des souverains africains du royaume de Kouch qui régnèrent sur l’Egypte à la XXVe dynastie.

Ils s’appelaient Chabataqa, Chabaka, Taharqa, ou encore Piânkhi… et furent tous pharaons d’Egypte ! C’est à l’histoire de leur épopée dans la vallée du Nil, à partir du 8e siècle av. J.C. que le musée du Louvre consacre une exposition.

Copie du colosse du Pharaon Kouchite Taharqa. © Trigon Art/Ingenieurbüro/Pawel Wolf

L’histoire épique des rois de Napata

"Cette épopée est de même envergure que celle de Roland à Roncevaux, où d’Hannibal traversant les Alpes", déclare d’emblée Vincent Rondot, directeur du département des Antiquités égyptiennes du Louvre, commissaire de l’exposition. Présentée sur plus de 1000 m2 et à travers 200 objets –--certains venus de Londres et Oxford (Grande-Bretagne), Berlin (Allemagne), ou Copenhague (Danemark), le musée parisien retrace la conquête de toute la vallée du Nil par un roi audacieux venu dès 720 av. J.C du mystérieux "pays de Kouch", au sud de l’Egypte, ainsi que celle de ses successeurs.

Plus intrépide que les autres, Piânkhy est en effet le premier souverain venu de Nubie (actuel Soudan) à s’être emparé de l’Egypte à un moment où celle-ci est totalement divisée, fragile et désunie. Il n’y a plus de pharaons puissants à sa tête. Les célèbres Akhenaton, Toutankhamon, Ramsès II et autres ont déjà disparu depuis longtemps. Seuls des roitelets locaux tentent de s’arroger le titre de pharaon. C’est alors que Piânkhy, général venu de la lointaine Napata, ville sacrée située au pied de la Djebel Barkal (Montagne-Pure) dans le pays de Kouch, va décider au 8e siècle av.J.C, de profiter de ce moment d’instabilité. Il va parvenir à conquérir, ville après ville, toute la vallée du Nil, jusqu’à Memphis, ouvrant ainsi la voie à ses successeurs, en fondant la XXVe dynastie. Décrivant ce véritable "raid", un fac-similé des 160 lignes de hiéroglyphes gravés de la Stèle triomphale de Piânkhy, retrouvée en 1862, au Soudan, est présenté dès l’entrée de l’exposition.


Spectaculaire bélier d'Amon protégeant Aménophis III, transporté depuis le site[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles