Egypte : le barrage d’Assouan, un projet pharaonique lancé il y a tout juste 60 ans

Laurent Ribadeau Dumas

Il y a tout juste 60 ans, le 9 janvier 1960, était lancé le gigantesque chantier pour la construction du haut barrage d’Assouan, le Sadd el-Ali en arabe. On allait jusqu’à dire à l’époque que "la grande pyramide de Chéops était dépassée" par l’ouvrage, l’un des plus importants du monde, d’une hauteur de 111 m, d’une largeur de 3 600 m, d’une épaisseur de 980 m à la base et de 40 m au sommet. Un ouvrage qui a mobilisé, en 53 mois, 35 000 hommes, dont 227 y ont perdu la vie. Et qui, symboliquement, donnait en quelque sorte raison à l’historien grec antique Hérodote pour qui "l’Egypte est un don du Nil"… De fait, le Nil est l’unique réserve en eau du pays.

Le barrage avait pour objectif de régulariser les crues d’un fleuve jugé le plus capricieux d’Afrique, indispensable pour l’irrigation des terres cultivées depuis des milliers d’années. Autres buts : produire de l’électricité (objectif en 1960, quintupler la production de courant du pays) et contribuer à l’industrialisation de l’Egypte. "Désormais, le fellah égyptien n’aura plus à redouter la sécheresse, la famine et les inondations", assurait le commentaire d’une édition de Cinq colonnes à la Une, émission d’information phare de la télévision française de l’époque.




Dès 3200 avant J.-C.

Les travaux de construction sont titanesques. (...)

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