EGYPTE. Les anti-Morsi font plier la police

Personne n'attendait grand chose de ce rassemblement devant le palais présidentiel, mardi 4 décembre dans l'après-midi. On disait le lieu, Héliopolis, trop éloigné du centre-ville, trop dangereux aussi avec un important cordon de forces de l'ordre. On pensait l'organisation trop bancale et surtout les manifestants trop fatigués par deux semaines de mobilisation. Même le temps, d'ordinaire si doux, semblait couvert sur le Caire.

C'était négliger la colère et l'opiniâtreté des révolutionnaires égyptiens qui ont fièrement répondu au rassemblement islamiste de samedi en débarquant par milliers, par dizaine de milliers même, devant le palais d'El-Oruba qui héberge le président de la République, Mohammed Morsi. Tel un roi déchu, le raïs acculé par son peuple avait un peu plus tôt dans l'après-midi déserté son château.

La police bat en retraite

Peu avant 18 heures, s'est produit un évènement pour le moins étonnant : après quelques brefs heurts, la police a retiré son dispositif de sécurité - barrières et fils barbelés - pour laisser passer les manifestants qui ont aussitôt encerclé le bâtiment. Ce geste à de quoi surprendre quand on sait quel rôle les hommes en bleu - en noir en Egypte - ont eu dans la répression de la révolution. Si certains pensent que les policiers n'ont fait qu'obéir aux ordres et reculer devant le nombre inattendu et imposant de manifestants, d'autres considèrent que l'on a assisté hier soir à un tournant de la révolution. A leurs yeux, la police a ni plus ni moins viré sa cuti et décidé de lâcher Mohammed Morsi.

Wael, la petite trentaine, n'en revient pas d'avoir entendu de ses (...)

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