Egalité des chances: des "mesures sparadraps" ne suffiront pas, prévient Pierre Person

Par E.P
·2 min de lecture
Pierre Person en 2017 à Paris. - Thomas Samson © 2019 AFP
Pierre Person en 2017 à Paris. - Thomas Samson © 2019 AFP

Des "dispositifs sparadraps" ne suffiront pas: le député LaREM Pierre Person exhorte, dans une interview au Journal du Dimanche, à un "effort global et massif" en matière d'égalité des chances, appelant entre autres à relancer d'urgence le chantier du revenu universel d'activité.

"Nous ne devons pas abandonner la radicalité qui nous a menés au pouvoir"

À quelques semaines de la présentation du plan égalités des chances de l'exécutif, l'élu de Paris adresse une lettre au Premier ministre Jean Castex, co-signée avec 14 autres députés macronistes, dans laquelle ils listent 13 propositions qui doivent permettre de réduire les inégalités d'ici la fin du quinquennat.

"Le gouvernement agit comme nulle part ailleurs, en prenant en charge le chômage partiel et les pertes des entreprises", souligne-t-il dans les colonnes du JDD. "Mais nous ne devons pas abandonner la radicalité qui nous a menés au pouvoir: c'est en fait une question d'ampleur."

"Contre l'assignation à résidence, les déterminismes de naissance, le non-recours aux droits et aides, les dispositifs sparadraps ne suffisent pas", ajoute l'ex-numéro 2 de LaREM, issu des rangs du PS. "Nous ne pouvons pas abandonner les réformes structurelles sur lesquelles nous avons été élus."

Le chantier du revenu universel d'activité

Parmi les 13 propositions, figurent entre autres l'ouverture de 40.000 crèches, une réforme de la carte de sectorisation scolaire, une révision du système d'attribution des bourses étudiantes, ou encore une simplification des aides sociales.

Concernant le revenu universel d'activité, les signataires de la lettre à Jean Castex estiment que "le compte n'y est pas" et alertent sur la nécessité de "vraiment lancer ce chantier".

"Son automaticité permettrait de lutter contre un fléau social: le non recours aux droits", soulignent-ils. A l'inverse, ils prennent leurs distances avec l'idée émise par le délégué général de LaREM Stanislas Guerini concernant un prêt à taux zéro de 10.000 euros pour les 18-25 ans.

Un "système de prêts" aurait pour conséquence d'aggraver les inégalités "entre ceux qui sont contraints d'y avoir recours et ceux qui peuvent s'en dispenser", mettent-ils en garde.

Article original publié sur BFMTV.com