Effets de la Dépakine sur le fœtus : Sanofi annonce sa mise en examen pour "homicides involontaires"

franceinfo avec AFP
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Nouveau rebondissement dans l'affaire de la Dépakine. Le groupe pharmaceutique Sanofi a déclaré à l'AFP, lundi 3 août, avoir été mis en examen pour "homicides involontaires" dans l'enquête sur la commercialisation de l'anti-épileptique Dépakine, ouverte en 2016, confirmant une information du quotidien Le Monde. Cette mise en examen est "une très grande victoire pour les familles de victimes de la Dépakine", a réagi l'Apesac (Aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant).

Il faut que ces criminels en col blanc assument leurs responsabilités et fassent preuve de morale, d’éthique pour que ces enfants puissent être soignés.

Marine Martin, présidente de l'Apesac

Sanofi avait déjà été mis en examen en février pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires", dans le cadre de cette enquête visant à établir s'il y a eu "tromperie sur les risques inhérents à l'utilisation du produit et les précautions à prendre, ayant eu pour conséquence de rendre son utilisation dangereuse pour la santé de l'être humain".

Les victimes reprochent au laboratoire de ne pas avoir suffisamment informé le public des effets dévastateurs – malformations, autisme, troubles ORL – de ce médicament sur le fœtus. En février, un avocat de victimes, Charles Joseph-Oudin, estimait que "40% des enfants exposés in utero à la (...)

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