Sous-effectif et burn-out : police secours appelle à l’aide dans l’Hérault

Libération.fr

«Environ 100 policiers sont actuellement en arrêt maladie, sur les 150 que comptent les unités de police secours dans l’Hérault. C’est énorme.» Bruno Bartoccetti, secrétaire régional du syndicat Unité-SGP-Police-FO, prédit que cette «épidémie» va prendre de l’ampleur. Déjà, à Perpignan, une trentaine de policiers seraient arrêtés. Pathologie invoquée : burn-out. «Ces hommes ne vont pas voir leur médecin de gaîté de cœur, affirme-t-il. Chez nous, avouer que l’on va mal, ça relève du tabou.» Au cœur du conflit : des aménagements d’horaires qui permettraient à ces policiers de ne travailler qu’un week-end sur deux. Actuellement, avec le rythme alternant quatre jours (ou nuits) de travail et deux jours (ou nuits) de repos, ils ne bénéficient d’un week-end complet qu’une semaine sur six. «Cela les exclut d’une vie de famille normale», argumente Yves Fons, secrétaire départemental Unité-SGP-Police-FO.

Ce cycle de travail est contraire aux nouvelles directives européennes, souligne le syndicat. «La proposition visant à accorder aux hommes de police secours un week-end de repos sur deux a été acceptée par le ministère de l’Intérieur lors d’un comité technique national, mais elle n’est pas appliquée par la direction centrale», dit Bruno Bartoccetti. Mais au ministère, on avertit : le cycle de travail demandé par les policiers ne peut s’appliquer que si les effectifs le permettent. Or, la direction départementale de l’Hérault, en charge de cette évaluation, a estimé qu’ils n’étaient pas suffisants.«Lorsqu’on a appris que les nouveaux horaires nous étaient refusés, ça a été la goutte de trop, raconte Jean-Jacques (1), 42 ans, dont quinze ans de police secours. Au commissariat de Sète, on est sans cesse à flux tendu. Certaines nuits, on a un équipage de deux hommes pour 70 000 habitants. Et on n’a que huit vrais week-ends de repos sur l’année. On a l’impression de n’avoir aucun soutien. On est moralement vidés.»

Sollicitée, la préfecture - où une réunion a tourné court lundi - (...)

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